La maladie, signal de changement

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Dans cette courte vidéo, François Lewin propose une autre lecture de la maladie : non pas seulement une épreuve à subir, mais un signal — celui d’un chemin de vie qui a besoin d’être ajusté, quand on s’est trop enfermé dans une seule direction.

Transcription

Dans la vie, il y a nos désirs, notre idéal, et les épreuves. Qui aime avoir des épreuves plutôt que l’idéal et le plaisir ? Pas grand monde.

Mais nos idéaux sont attachés à notre étroitesse d’esprit. Je ne peux rêver que ce que j’ai déjà imaginé, que je connais plus ou moins — même si je ne le connais pas personnellement, je l’ai vu dans un film, dans un livre, ou autour de moi.

Mais la vie a une autre ambition pour nous. Nous sommes uniques, et nous avons un chemin unique. Comme n’importe quelle plante, n’importe quelle fleur est unique et a son propre chemin de développement.

Alors comment fait la vie pour nous faire grandir ? Elle nous donne des choses merveilleuses — une histoire d’amour, une expérience très belle. Et puis des coups de bâton, en disant « bouge-toi », des coups de pied au derrière. Ça s’appelle l’épreuve, ou la maladie.

La maladie est une alliée indésirable. Mais elle me permet d’arrêter ma course aveugle. Elle vient quand la vie a besoin de me dire : bouge, change. Là où tu vas, ce n’est pas mal, mais maintenant c’est un peu hors sujet, et il te faut changer.

Tu t’es défoncé au travail, très bien — il faut que tu arrêtes, que tu revives autre chose. Tu as été un peu paresseux, à ne rien faire sans te montrer — tu vas commencer à avoir quelque chose qui te dit qu’il faut te montrer.

Ce qui m’a sauvé devient mon piège. Si la fuite m’a sauvé, la fuite va me tuer. Si la méditation m’a sauvé, la méditation va me tuer. Si l’action m’a sauvé, l’action va me tuer.

La maladie vient me dire : tu as oublié la polarité, tu as oublié d’élargir tes ailes, tu as oublié de voir la grandeur de ton possible.

La maladie, une alliée indésirable — mais si salutaire pour le chemin de mon être.

François Lewin

Les points clés

  • Nos idéaux restent limités — on ne peut désirer que ce qu’on a déjà pu imaginer ou voir ; la vie, elle, vise un chemin plus large, propre à chacun.
  • La maladie comme signal d’arrêt — elle intervient quand une direction, même bonne au départ, est devenue hors sujet et demande à être réajustée.
  • Ce qui sauve peut devenir un piège — une stratégie qui a fonctionné (fuite, méditation, action) peut se retourner contre soi si elle devient systématique.
  • Un rappel à la polarité — la maladie signale un déséquilibre : quelque chose de délaissé, une part de son possible qu’on a cessé de regarder.
  • Pour aller plus loin

    Cette lecture symbolique de la maladie prolonge une réflexion déjà engagée sur le site : La maladie, une alliée non désirée.