L’importance de la gestation
Dans cette courte vidéo, François Lewin montre combien la vie avant la naissance façonne l’adulte. Dès les premières semaines, l’enfant s’organise en fonction de l’environnement que lui offre le ventre de sa mère. Un ventre « non habité » peut laisser le sentiment que rien n’est vraiment réel, et ce vécu peut se réparer.
L’importance de la gestation expliquée par François Lewin
On a depuis peu donné de l’importance à la toute petite enfance pour le développement de l’adulte. Avant, on pensait que ça se passait après trois ans. Mais il est devenu fondamental maintenant de prendre en compte ce qui s’est passé pendant la gestation.
La gestation est un moment extraordinaire : à partir d’une cellule, dans les quatre premières semaines, une multiplication cellulaire en plusieurs millions. Si l’enfant continuait à croître à ce même rythme pendant neuf mois, il aurait une tête grosse comme la Terre. C’est une expérience inimaginable.
Mais après cinq semaines, tout est déjà là, et le corps va commencer à s’organiser en fonction de l’environnement. L’environnement chimique : si la mère est stressée, ça crée du cortisol qui va influer. Mais aussi l’environnement énergétique : selon que le ventre est souple ou rigide, l’enfant sera plus ou moins vivant. Et surtout, l’environnement énergétique, c’est : la mère habite-t-elle son ventre ou pas ?
Si j’ai eu un ventre non habité, quelles qu’en soient les raisons — peut-être ma mère, pendant ma gestation, a-t-elle vécu un grand deuil qui l’a sortie d’elle-même ; peut-être y a-t-il eu un exil, une séparation —, quoi qu’il se soit passé à ce moment-là, je vais me retrouver non pas comme dans le désert, où il y a un sol et un ciel, mais perdu dans le vide intersidéral. L’utérus est un monde aquatique, sans sol ni ciel. Si ce monde est sans énergie, le fœtus ressent un vide absolu.
Alors tout est immatériel, et j’arrive au monde en trouvant que rien n’a de réelle réalité. Tout est un petit peu factice, comme du théâtre. La matière elle-même n’a pas de réelle solidité.
Si vous êtes dans ce cas, travaillez à réparer l’utérus. Comment ? Par les thérapies psychocorporelles. En tout cas, la biodynamique sait le faire. Et alors ce monde prendra ses couleurs et sa réalité, vivante et vibrante.
François Lewin
Les points clés
- Tout commence avant la naissance — on sait aujourd’hui que la gestation compte autant que la petite enfance dans la construction de l’adulte.
- Un développement fulgurant — en quelques semaines, une cellule devient des millions. Dès la cinquième semaine, tout est là et le corps s’organise selon son environnement.
- Un ventre « habité » ou non — au-delà du stress chimique (le cortisol), compte l’environnement énergétique : un ventre souple ou rigide, une mère présente ou absorbée par un deuil, un exil, une séparation.
- Réparer l’utérus — un ventre non habité peut laisser le sentiment que rien n’est réel. Les thérapies psychocorporelles, dont la biodynamique, permettent de redonner au monde ses couleurs.
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