Retrouver la bonne mère : une réparation bienvenue

Dans ce webinaire, Christiane Lewin explore la notion de « bonne mère » au cœur du processus de reparentage maternel. À travers des exemples cliniques, des apports théoriques et son expérience de thérapeute, elle aborde l’importance des premiers liens, les blessures de l’enfance et la possibilité de réparer ce qui n’a pas pu être vécu dans les tout premiers temps de la vie. 

Webinaire animé par Bruno Danjoux

.Points clés

  • La « mère suffisamment bonne » selon Winnicott
    Une mère n’a pas besoin d’être parfaite, mais présente, connectée à ses sensations, sécurisante et à l’écoute de son bébé. Son rôle est de permettre à l’enfant de s’incarner pleinement dans la vie.

  • L’impact de la naissance et de la gestation sur le développement
    La manière dont une naissance se déroule, la qualité de présence de la mère pendant la gestation et les premières expériences sensorielles fondent la sécurité intérieure et la capacité d’adaptation.

  • Le reparentage maternel comme réparation
    Même à l’âge adulte, il est possible de réparer les manques de l’enfance via la thérapie psychocorporelle. Revivre symboliquement des moments clefs (regard, portage, sécurité) permet comme un deuxième printemps où la sève se remet à circuler après une première gelée. 

  • L’archétype de la bonne mère
    En thérapie, on peut construire en soi une image intérieure de mère idéale, nourrissante et aimante, même si elle n’a jamais existé dans la réalité. Cet archétype devient une ressource.

  • Le rôle du thérapeute dans ce processus
    Homme ou femme, le thérapeute peut incarner cette fonction maternelle d’accueil inconditionnel, via la présence, le regard, le toucher ou la parole. Ce rôle dépasse le genre.

  • Rompre la chaîne transgénérationnelle
    Un travail conscient sur soi permet d’éviter de reproduire les blessures parentales. Il en va de notre responsabilité d’adulte de ne pas transmettre ce que nous avons nous-mêmes subi.

Résumé

Le webinaire s’ouvre sur une présentation de Christiane Lewin, qui revient sur son parcours et son engagement dans la thérapie biodynamique. Elle définit la « bonne mère » comme celle qui permet à son enfant de sentir que c’est bon d’être vivant, en l’accueillant dans un environnement suffisamment sécurisé et relié.

Elle insiste sur l’importance du corps dans la période pré-verbale pour pouvoir travailler sur les mémoires des premières expériences. La naissance, le portage, l’allaitement, le regard et les soins participent à la construction de la sécurité de base. Quand ces éléments ont manqué, il est possible de les revisiter à travers le reparentage maternel, une pratique thérapeutique spécifique de la psychologie biodynamique.

Christiane évoque la notion d’archétype de la bonne mère, qui peut être intégrée même si elle n’a jamais existé dans notre vie réelle. Elle aborde aussi les questions de régression positive, les résonances transgénérationnelles, et la manière dont thérapeutes et soignants peuvent bénéficier de ce travail, y compris dans leurs pratiques professionnelles.

Elle termine en soulignant l’importance que la mère puisse prendre soin d’elle-même pour cultiver la tranquillité, la joie et l’amour dans la relation mère-enfant afin de faire la paix avec son histoire pour ne pas transmettre ses blessures.

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