Rêve Éveillé Biodynamique : explorer les ressources profondes de l’inconscient
Héritier des travaux de Gerda Boyesen et de la psychologie biodynamique, le rêve éveillé biodynamique permet d’entrer en contact avec les ressources du subconscient et de l’inconscient dans un cadre sécurisant et respectueux du rythme de chacun.
Cette approche est utilisée aussi bien pour explorer certaines difficultés personnelles que pour renforcer les ressources intérieures, développer la créativité ou accompagner un processus thérapeutique plus profond. Le corps, les émotions et l’imaginaire y travaillent ensemble pour favoriser l’émergence de nouvelles compréhensions et de nouvelles possibilités d’être.
Dans ce webinaire, Christiane Lewin présente les fondements de cette pratique, son histoire, ses applications thérapeutiques ainsi que les mécanismes psychocorporels qui permettent l’émergence des images, des ressources et des transformations intérieures
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Webinaire animé par Tanguy Pavier
Vivre une expérience de rêve éveillé biodynamique
Avant de découvrir les principes de cette approche, voici un court extrait de séance permettant d’entrevoir comment se déroule un rêve éveillé biodynamique. Pendant quelques minutes, laissez-vous guider et observez simplement les images, sensations ou émotions qui émergent spontanément.
Les 5 points clés du webinaire
Au cours de ce webinaire, Christiane Lewin aborde plusieurs dimensions essentielles du rêve éveillé biodynamique. Voici les principaux enseignements à retenir.
1. Le rêve éveillé est un état naturel que nous connaissons tous
Nous faisons tous l’expérience de cet état particulier où l’esprit s’éloigne momentanément du quotidien.
Lors d’un trajet en voiture, d’une promenade ou d’un moment de détente, il nous arrive d’être à la fois présents et ailleurs. Une partie de nous continue à fonctionner tandis qu’une autre explore souvenirs, images ou scénarios intérieurs.
2. Le corps est la porte d’entrée du voyage intérieur
Contrairement à certaines approches centrées uniquement sur le mental, le rêve éveillé biodynamique commence par la respiration, le mouvement et la relaxation profonde. Le travail s’appuie sur le corps pour accéder progressivement aux dimensions plus profondes de la psyché.
3. L’imaginaire devient un véritable outil thérapeutique
Les images rencontrées pendant le voyage ne sont jamais imposées. Le thérapeute propose une direction, mais chaque personne découvre son propre univers symbolique. Ces images permettent d’explorer des problématiques, de mieux se connaître et d’accéder à des ressources parfois oubliées.
4. Les ancrages positifs favorisent l’autorégulation
Le rêve éveillé peut être utilisé pour réveiller ou créer des expériences intérieures sécurisantes. En reconnectant des souvenirs agréables ou des espaces de ressourcement, la personne active des mécanismes physiologiques et psychiques qui favorisent l’apaisement, la récupération et le sentiment de sécurité intérieure.
5. La méthode relie psyché, corps et histoire personnelle
Le rêve éveillé biodynamique s’inscrit dans une vision globale de l’être humain. Il permet d’explorer les mémoires corporelles, les archétypes parentaux, les influences familiales et les dimensions inconscientes qui façonnent notre manière d’être au monde.
FAQ
Le rêve éveillé biodynamique suscite souvent des interrogations. Voici quelques réponses aux questions les plus fréquemment posées par les personnes qui découvrent cette approche.
Qu'est-ce que le rêve éveillé biodynamique ?
Quelle est la différence entre le rêve éveillé biodynamique et l'hypnose ?
Comment se déroule une séance de rêve éveillé biodynamique ?
À qui s'adresse le rêve éveillé biodynamique ?
Quels sont les bénéfices du rêve éveillé biodynamique ?
Transcription intégrale du webinaire
Pour les personnes souhaitant approfondir le contenu ou retrouver un passage précis, la transcription intégrale du webinaire est disponible ci-dessous.
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En toute innocence, j’étais un peu comme monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir. C’est-à-dire que quand j’ai commencé à pratiquer le rêve éveillé, c’est quelque chose qui ne nous a pas été enseigné, mais qu’on a un peu patouillé et exploré.
Et puis plus tard, j’ai découvert, bien après, des souals qui s’étaient lancés dans ce, dans le rêve éveillé bien avant. Mais en fait, il y a– et avant de parler de la, la spécificité un peu, hein, des, des rêves éveillés biodynamiques, parce qu’ils ont, ils ont quelque chose d’un peu particulier, je voulais parler du, du fait de– qu’est-ce que ça veut dire rêver éveillé.
Parce que certaines personnes m’ont dit : Mais attends, rêver éveillé, est-ce qu’on, est-ce qu’on rêve en étant réveillé ? Mais en fait, oui. Je regardais ça dernièrement, des statistiques, bon, les astis– les statistiques sont ce qu’elles sont, disent qu’en fait, on passe à peu près trente pour cent de notre temps éveillé à être dans cet espace-temps un peu flottant, euh, où en fait, à la fois, on est là, par exemple, on conduit sa voiture et puis, euh, on est projeté dans complètement autre chose.
Tout d’un coup, on se rend compte qu’on arrive proche de l’endroit où on doit tourner, s’arrêter, peu importe. Mais qu’est-ce qui s’est passé dans ce temps-là ? Ben dans ce temps-là, on, on était dans une sorte d’ailleurs et c’est cet ailleurs qui va nous intéresser dans la mesure où on va apprendre à l’apprivoiser.
Alors, des, des techniques autres ont été, euh, développées depuis fort longtemps, hein, puisque ça remonte, si j’en crois bien, les, les, les recherches, une sorte d’hypnose était pratiquée depuis les Égyptiens.
En fait, ça existe dans toutes les traditions. C’est une sorte d’état de transe, euh, qui, qui permet en fait de décrocher des contingences juste journalières actuelles et de laisser, euh, notre esprit se développer et explorer, euh, des espaces que quand on, on l’organise, hein, des espaces qui, qui peuvent être sources d’inspiration et sources de réparation ou de guérison.
En fait, c’est un, un outil thérapeutique à part entière et que l’on a inclus petit à petit dans notre cursus de psychologie biodynamique. Alors, euh, la psychologie biodynamique, c’est une thérapie psychocorporelle, pour ceux qui ça– qui connaissent pas, tant qui, qui prend en considération la personne dans son entièreté, tant sur le plan le plus matériel, densifié, hein, dans sa matière, donc dans notre corps physique, que dans son côté le plus désincarné qui est notre psyché.
Et, euh, le rêve éveillé biodynamique, il va prendre en compte cette globalité. Alors, euh, dans cette globalité, il y a ce qui nous permet, euh, d’être conscient de qui nous sommes, de ce que nous ressentons.
Et puis il y a ce qui va être convoqué par nousEt qui est une, un espace, euh, plus vaste que ce que juste entre guillemets notre mental peut nous procurer. Alors, on est ici un peu comme entre les mondes.
Le monde conscient où j’ai mon mental qui fonctionne, qui réfléchit, qui élabore, qui se souvient. Et il se souvient grâce à quoi ? Grâce à, grâce à mon corps, entre autres, hein. Parce que tout ce que nous avons vécu depuis, euh, la toute petite enfance, en fait, c’est inscrit dans le corps.
Et de la même manière que en travaillant le corps directement, on va pouvoir laisser émerger, euh, des mémoires. Eh bien, de la même manière, on va pouvoir prendre ce chemin, ce que j’appelle cette voie royale, en fait, qui permet d’ouvrir à notre– dans les, dans les sphères les plus vastes de notre conscient.
On va toucher notre subconscient, notre inconscient, l’inconscient collectif et plus vaste encore, c’est-à-dire ce qu’on appelle le transcendant, ce qui nous dépasse largement. Alors, une, une– qu’est-ce que le massage ?
Euh, pardon, pas le massage. Qu’est-ce que le rêve éveillé et biodynamique ? Eh bien, c’est un, un chemin d’exploration, euh, de sa psyché qui passe d’abord par une prise en compte du corps. Et on fait ce qu’on appelle une descente hypnotique pour ceux qui savent un peu ce que c’est que l’hypnose, mais qui passe par un grand relâchement.
Et pour accéder à ce relâchement, il faut d’abord, eh bien, paradoxalement, dynamiser le corps. Alors, on va commencer par faire des exercices de respiration, de mouvement pour faire que notre niveau d’éveil, notre niveau énergétique, soit suffisamment élevé pour lorsque l’on va voyager, parce qu’on voyage, hein, eh bien, on va avoir suffisamment d’énergie pour que ce voyage, il puisse se faire en 3D.
Alors, comment ça se passe ? On va commencer après avoir fait cette dynamisation où on met le corps en mouvement, où on respire, on peut faire plein de choses et on va s’allonger, mettre un bandeau sur les yeux pour éviter de faire comme ça, là, avec les yeux quand on va voyager.
Et puis pour petit à petit mettre le corps dans une relaxation de plus en plus profonde. Et alors là, je vais parler des ondes du cerveau. Je sais pas si ça, ça apporte vraiment quelque chose, mais c’est bien de savoir que notre cerveau, il est parcouru d’ondes plus ou moins rapides en fonction de si on est dans un état de veille, un état de pré-sommeil, un état de relâchement ou un état de sommeil profond.
Et on va avoir des ondes qu’on a nommées, euh, différemment, hein, les, les ondes bêta qui sont les ondes de la veille active. Là, par exemple, je vous, je vous parle. Je suppose que mes ondes bêta sont à fond.
Et si on est dans une intensité forte de travail intellectuel ou– ça peut être manuel aussi, mais qui, qui demande beaucoup d’intensité, on peut encore monter, c’est-à-dire qu’au lieu d’être entre quinze et trente, on peut, on peut monter jusqu’à quarante hertz au niveau des ondes, c’est-à-dire que les ondes sont très très rapides.
Et puis, si on va commencer à se relâcher et c’est ce qu’on obtient, par exemple, quand on fait de la relaxation, les ondes du cerveau commencent à se calmer, à prendre un peu plus d’amplitude et on va se retrouver en onde alpha un peu plus lente entre huit, euh, huit et treize, huit et quatorze.
Et puis, si on entre en relaxation plus profonde encore, on va descendre, hein, en onde delta, en onde thêta, en onde delta. Et c’est ce qu’on a, euh, dans le sommeil très profond. Un sommeil où on est, euh, où on n’entend plus ce qui se passe à l’extérieur.
C’est pas le sommeil paradoxal, hein. Et là, en fait, en– cette relaxation, ce relâchement qu’on va faire dans le corps, il va permettre un relâchement, euh, physique et le physique, il passe aussi par toute notre matière grise, hein, ce qui se passe vraiment dans notre cerveau.
Il va y avoir un, un ralentissement de nos ondes cérébrales. Et dans ce ralentissement des ondes cérébrales, ça va– ce ralentissement des ondes cérébrales va ralentir aussi, être connecté avec ce ralentissement, relâchement du corps, ralentissement de la respiration.
Et ça, c’est merveilleux, la respiration. Ça fonctionne tout seul, hein, ça fait partie de notre système autonome, hein. Je peux, euh, respirer la nuit sans avoir besoin d’y penser, mais aussi sa double innervation.
C’est-à-dire que c’est, euh, innervé par le système nerveux volontaire. Et donc quand je– si je le fais avec vous, par exemple, là, je, je vous parle de manière assez animée, je respire, je respire pas très vite, mais je respire assez vite.
Mais si, par exemple, je commence à parler un peu plus lentement et à vous donner des signes ou à vous inviter à respirer un peu plus lentement et à parler.Plus lentement, un peu plus tranquillement.
La stimulation cérébrale, elle va ralentir. Je respire encore un peu plus lentement et petit à petit, c’est tous mes organes qui vont se tranquilliser, se relâcher et je vais arriver à un état de relaxion très, de relaxation très profonde.
Et c’est dans cet état de relaxation très profonde qu’à ce moment-là, un phénomène paradoxal se passe, c’est que le corps, il devient de plus en plus lourd, de plus en plus relâché sur le matelas et en même temps, une sorte de légèreté va nous animer.
Et on, comme si on se décolle, notre corps, comme si on se décolle. Et on va commencer à avoir des images. Et en général, ce que j’invite à faire les personnes qui, entre guillemets, voyagent, c’est qu’elles ont fait leur descente les yeux fermés.
Et là, je les invite dans leur voyage où elles ont les yeux fermés, ouvrir les yeux, non pas les yeux physiques, mais les yeux qui voient, ouvrir les yeux et on va proposer un support comme par exemple se retrouver devant une porte, comme peu importe, des tas de choses qui vont faire que quand la personne, elle va ouvrir les yeux, elle va voir.
Si, par exemple, j’ai pris cette image d’une porte, certaines personnes– Ah, excusez-moi, j’ai ma prise qui a lâché, il faut que je la remette. Oui. Voilà. Sinon, tout d’un coup, on va être coupé. Voilà.
Bien. Alors, si par exemple, j’ai proposé, je reprends, cette image d’une porte, la personne, elle va ouvrir les yeux et peut-être, elle va voir une porte, mais c’est un rêve éveillé qui est accompagné, qui est dirigé dans un sens que je vais donner une direction, mais je ne vais pas dire ce que la personne doit voir ou comment elle doit le voir.
Et par exemple, personne ouvre les yeux et elle voit rien. Elle voit rien. Je dis : Mais c’est, alors c’est comment ce rien ? C’est noir. Et ce noir, il est comment ? Il est, je vais proposer des choses.
Il est, il est soyeux, il est froid, il est… C’est un peu comme du velours, il est brumeux comment est ce noir. Et petit à petit, on va arriver à qualifier cette couleur noire. Et par exemple, pour les personnes qui ne voient pas, dans un premier temps, je vais comme ça stimuler les autres sens.
Quand je qualifie une couleur qui peut avoir une texture comme du velours, qui peut être chaude, qui peut être froide, que ce soit du noir ou n’importe quelle autre couleur, je vais stimuler d’autres canaux sensoriels.
Alors, dans notre cerveau, c’est génial parce que quand on stimule un canal sensoriel, ça met en circulation, je dirais, toute une série de synapses neuronaux qui sont toutes excitées et qui vont permettre à ce canal de fonctionner.
Mais si j’additionne un deuxième canal, alors là, ça s’excite encore plus. Et si j’en rajoute un troisième ou un quatrième, c’est la fête, c’est un vrai feu d’artifice. Et à ce moment-là, la capacité de voir par l’ouverture des autres sens, elle est démultipliée.
Par exemple, mettons qu’après cette porte, je préviens en général, mettons que derrière la porte, il y a un chemin. Et je signale que derrière cette porte, il y a donc un chemin, mais je ne dis pas comment est ce chemin.
C’est la personne ouvrant la porte qui tout d’un coup, va se retrouver sur un chemin. Pour certains, un chemin, c’est un chemin de campagne. Pour d’autres, c’est goudronné. Pour d’autres, elles vont se retrouver dans un souterrain.
Pour d’autres, ça va être en bord de mer. Peu importe. Mais ce qui est intéressant, quand on fait ce travail en rêve éveillé biodynamique, tout dépend quel va être notre objectif. On a des rêves éveillés diagnostics, on a des rêves éveillés exploratoires, des rêves éveillés pour stimuler des capacités de la personne, des rêves éveillés pour permettre des, ce qu’on appelle des ancrages positifs.
Et je vais en parler, je fais un petit encart là pour parler de ces ancrages positifs, parce que c’est très utile en début de thérapie. Quand les personnes arrivent souvent en difficulté, la plupart des gens qui viennent, c’est qu’elles sont en difficulté.
Difficulté parce que tous les matins, il y a des angoisses au réveil, il y a des difficultés à s’endormir, difficultés relationnelles. Peut-être, c’est le fait qu’il y a une maladie qui est prégnante et douloureuse.
Anxiété pour soi, anxiété pour les autres. Tout devient confus dans la tête, burnout, peu importe. Eh bien, en fait, la personne, elle vient en cabinet, elle vient peut-être une heure par semaine, peut-être, elle vient une fois tous les quinze jours.
Et entre temps, entre temps, elle est seule.Et c’est là où c’est intéressant de pouvoir apprendre, enseigner à nos clients des techniques qui vont les aider quand ils vont se retrouver seuls à la maison avec le besoin d’avoir un appui ou quelque chose qui va les aider pour passer ce temps et permettre à leur organisme surtout de commencer à souffler.
Alors, je vais faire de nouveau un petit encart, j’ouvre un autre tiroir, qui est cette notion d’autorégulation et de capacité du corps à se récupérer. Ça, ça a été une découverte majeure à l’époque puisque ça remonte maintenant, si je reprends les années cinquante, cinquante plus vingt-six, on est presque à quatre-vingt ans.
En fait, cette découverte qui a été somme toute majeure à l’époque et qui est en fait de comment agir sur le corps pour lui permettre d’enclencher ce système d’autorégulation. Et celle qui a été l’initiatrice de cette méthode qui s’appelle Gerda Boyesen, avait une double formation.
Formation de physiothérapeute, elle est norvégienne, donc ça correspond chez nous à quelque chose un peu comme les kinés, et une formation de psychologue. Et à l’époque, elle avait déjà commencé une thérapie avec un thérapeute en Norvège qui lui-même avait été un disciple de Reich.
Et en fait, sa, sa, sa grande participation en fait, aux découvertes de cette époque a été de faire ce lien entre psyché et soma, entre en fait tout ce qui est de l’ordre du corps, de cette mécanique du corps, de cette horloge physiologique du corps et de comment la psyché se développe et de comment, pour certaines personnes, il va falloir, pour pouvoir entrer en relation avec elles et les aider, passer par la voie du corps, par le contact, par des expériences réparatrices.
Et pour d’autres personnes, il va falloir passer par la parole et par la mise en ordre de tout ce qui est dans cette, dans cette psyché qui peut être confuse, qui peut être douloureuse ou très rétrécie dans son champ d’exploration.
Et de comprendre ça, ça a un avantage extraordinaire. C’est que ça permet, lorsqu’il y a des émergences, euh, par exemple de mémoires traumatiques ou conflictuelles, de repérer si le corps est en capacité d’accepter et d’intégrer l’information.
Et ça, ça passe par une écoute avec un biofeedback, c’est-à-dire qu’on écoute avec un stéthoscope posé sur le ventre, on n’écoute pas le cœur. En fait, on écoute quand est-ce que le corps et en particulier le système vagal, c’est très à la mode en ce moment, le système vagal, c’est super parce que enfin, enfin, on en parle.
En fait, quand est-ce qu’on va passer en système vagal ventral, c’est-à-dire que on va aller dans ce qui est, euh, la mise en route du système parasympathique, qui va activer en fait les organes pour aller dans un processus de réparation.
Et ça, on va en tenir compte dans le travail en rêve éveillé biodynamique. C’est-à-dire que quand il y a une exploration, par exemple, on propose un voyage, et qu’on veut donner un ancrage positif, je referme mon tiroir de tout à l’heure pour revenir aux ancrages positifs, eh bien, ça permet à la personne de faire en sorte que, par exemple, elle va commencer à relâcher un peu sa respiration, son dos peut-être va commencer à pouvoir se relâcher et surtout, elle va sentir dans son ventre ses intestins qui relâchent et entrer en phase de digestion, c’est-à-dire d’intégration et possiblement d’élimination de ce qui, au sens le plus prosaïque, mais aussi le plus énergétique et le plus au niveau de la psyché.
Une intégration, à la fois une intégration et peut-être une élimination de certaines choses. Alors, je reviens avec cette idée de faire des ancrages positifs. Il y a donc des voyages entre guillemets, en rêve éveillé biodynamique, qui permettent de connecter des mémoires ou de créer des mémoires qui sont bonnes pour la personne.
Alors, par exemple, si vous imaginez un endroit, alors si vous imaginez ou si vous vous rappelez d’un endroit qui a été un endroit, mais super pour vous, vous vous êtes senti, mais tellement bien, tranquille, sans dérangement.
Eh bien, le fait d’activer cette mémoire, ça va activer égalementTout ce qui s’est passé dans cet endroit qui était bien. C’est-à-dire que ça va mettre en route tout notre petit cocktail d’hormones bénéfiques qui nous font sentir bien, nous sentir bien, un petit peu de dopamine, un petit peu d’ocytocine.
Ça, c’est pour dire des gros mots, en fait, parce qu’on s’en fiche un peu. Ce qui est important, c’est de savoir qu’à ce moment-là, il y a une alchimie du corps qui se passe et qui fait qu’on se sent bien ou qu’on se sent mieux.
Et on a tous une sorte de docutek à l’intérieur. Je vous montre ici le cerveau, mais ce n’est pas à l’intérieur du cerveau, c’est partout dans le corps. Mais en fait, le cerveau, c’est un organe. C’est un organe comme mon cœur, mes poumons et le reste du corps.
Et on va trouver un chemin d’accès pour aller réveiller ce genre de mémoire ou on va pouvoir les créer aussi. Parce qu’on a un facteur d’imagination et de création incroyables, incommensurables, très souvent bridés ou ignorés.
C’est-à-dire que pour certaines personnes, ils ont dû être rationnels, efficaces et très tôt être coupés de leurs rêves. Et ça, c’est le plus triste, en fait. Quand on voit comment des enfants qui savent jouer, s’inventer des histoires absolument extraordinaires à tout seul ou à plusieurs, où ils jouent à fond, ils sont à fond.
Quand ils jouent, qu’ils sont perdus dans les bois et qu’ils créent une cabane où ils vont se sauver et où ils fabriquent plein de choses, mais ils y sont à fond. Et dans leur corps, il se passe au niveau de cette alchimie interne, qui est basée sur de l’alchimie, quelque chose comme de la joie, du bonheur qui émerge, de l’intrépidité.
Ils font des expériences. Et tout ça, c’est quelque chose qui nous enrichit, qui nous fait des expériences sur lesquelles on va pouvoir s’appuyer ou dans lesquelles on va pouvoir aller puiser. Alors, je parlais de ces ancrages positifs.
Peut-être, j’y reviendrai un peu tout à l’heure et si on a le temps, on fera un voyage ensemble, si vous êtes d’accord. Je vais reparler maintenant des autres types de voyages qu’on peut faire et qui sont passionnants en tant que thérapeute ou en tant que client, quand on peut explorer ça.
C’est au niveau diagnostique, pour voir où en est la personne par rapport à ses, je dirais, ses piliers fondamentaux. Alors, nous sommes des mammifères et on est né d’une mère et d’un père, connu ou pas connu.
En tout cas, on est né à travers cette matière-là. Et il y a ces deux archétypes, qui est l’archétype maternel et l’archétype paternel, qui sont fondateurs de notre psyché et de comment on va se situer, comment on va aborder le monde, comment on va réagir dans le monde.
Et ces archétypes, en fait, des parents, de la mère et du père, ils sont incarnés par nos parents. Mais parfois, la vie, dans son casting des parents… Moi, je m’appelle Christiane, donc dans le casting des parents de Christiane, ils ont choisi une mère de telle manière et un père de telle manière qui correspondent pas forcément à l’idéal de ce que peut être un père ou une mère.
Et ce père ou cette mère, à travers eux, ils vont nous léguer, ils vont nous permettre des apprentissages et plus ou moins faciles, douloureux, encourageants ou au contraire très contraignants, qui vont faire que l’être en développement, que depuis le nourrisson, même intra-utéro et même au niveau de ce projet d’enfant, on est porteur d’inconscient, porteur d’inconscient de nos parents, de nos grands-parents.
Quand on travaille sur les lignées, c’est incroyable comment en ouvrant le travail sur les lignées, on arrive à comprendre ce qui se passe pour la personne ici et maintenant, mais ce n’est pas mon sujet, une autre fois.
Et en fait, pour en revenir à mon sujet, ses parents, ils vont tisser, ou plutôt, nous allons tisser avec ses parents, une manière d’être et une manière de voir le monde. C’est-à-dire qu’à travers eux, je vais avoir mes lunettes bien particulières qui vont me faire croire que le monde, il est comme ce que je le vois à travers ce prisme-là de ce qui est ma vie dans la famille.
Et je vais mettre mes doigts comme ça. C’est intriqué entre ce qui a été positif, bénéfique pour moi et ce qui n’a pas été du tout bien pour moi, au fil de mon éducation. Et là où c’est compliqué, c’est que c’est tout intriqué.Il y a besoin de désintriquer ça pour regarder en fait : qu’est-ce que j’ai reçu qui a été difficile, qui m’a pas vraiment permis de me développer d’une manière harmonieuse ?
Qu’est-ce qui m’a soutenu et qu’est-ce qui m’a aidé ? Les, je vois les adultes en thérapie quand ils viennent, ceux qui ont eu des bons parents, mais le, le bonus dans la vie incroyable qu’ils ont par rapport à ceux qui ont eu des parents déficients.
Déficients par maladie, déficients par incapacité, déficients parce qu’ayant eux-mêmes été tellement mal aimés, tellement mal éduqués qu’ils ne savent pas, euh, transmettre à leurs enfants. C’est évident, hein, ce que l’arrivée sur terre est une, vraiment un lieu de, magnifique où on est reçu, où on est aimé, quelles que soient les conditions extérieures.
Cet amour des parents pour l’enfant, en fait, il est, euh, irremplaçable dans le développement d’un enfant. C’est pour ça qu’après, on voit des personnes qui viennent en thérapie parce qu’elles ont des manques, elles ont des, des douleurs latentes, des angoisses qui n’en finissent plus de s’expliquer, qu’on peut comprendre et qui sont toujours là.
Et en fait, il y a besoin de pouvoir comme ça discriminer ce qu’on va appeler l’archétype du parent négatif et l’archétype du parent positif, maternel, paternel. Et là, j’ai développé une technique diagnostique incroyablement précise et efficace pour voir où en est la personne dans son parcours thérapeutique.
Donc, on ne fait pas ça en tout début de thérapie, bien sûr, mais pouvoir où elle en est dans son processus de réparation, d’intégration en fait, des, des, de toutes ces informations émergentes. En thérapie, il y a les mémoires qui surviennent, qui parfois sont très compliquées ou difficiles.
Et ça suffit pas de laisser remonter les mémoires, euh, qui ont été traumatiques. Il faut pouvoir les gérer. Et pour ça, il y a besoin de stimuler cette capacité d’autorégulation dont je parlais tout à l’heure.
Il y a des tas de choses à faire pour ça. Et puis, il y a, euh, le fait de pouvoir faire des expériences réparatrices. Et avec ce travail sur les archétypes parentaux, positifs et négatifs, et puis ensuite d’aller aborder le parent réel, on peut très précisément voir où en est la personne dans son processus thérapeutique.
D’où l’intérêt après de pouvoir orienter le travail plus peut-être en réparation du côté maternel qu’on a zappé total, tout simplement parce que la personne, elle en parle jamais ou elle parle jamais de son père, par exemple.
Alors que tout son fonctionnement, son dysfonctionnement au quotidien est, euh, empreint, imprégné et, et, euh, comme distordu par rapport à ce qu’est la personne réellement, parce que c’est ce qui, qui…
C’est comme les circuits imprimés, c’est en mode automatique, c’est toujours ce qui revient en premier, en premier lieu. Hop, c’est toujours la même chose qui revient. Et le fait de faire ce, ce travail comme ça, de, euh, de diagnostic, ça permet ensuite d’élaborer tout un travail de réparation.
Alors, c’est intéressant parce que la psyché, elle, ne connaît pas la négation. C’est intéressant, ça. C’est-à-dire que je vous dis : Ne pensez pas à un chat. Ben, qu’est-ce qui vient ? Vous voyez un chat.
Alors, c’est quelque chose de très ancien que j’ai entendu il y a peut-être trente ans de ça. Ne pensez pas à un chat qui poursuit une souris. Oh ! Bien sûr, vous voyez un chat qui poursuit une souris.
Donc c’est très important comment, quand on va travailler en rêve éveillé, quel est le, un peu comme, comme quand on est en cordée, hein, et qu’il y a le, le guide qui assure, euh, les, les personnes qui font de l’escalade, le guide qui assure, eh bien, en rêve éveillé, euh, biodynamique, c’est un peu le même système.
C’est-à-dire qu’il y a une grille qu’on va pouvoir explorer et, euh, le thérapeute, il a un peu comme en guide pour faire en sorte que la personne, elle puisse passer les étapes en évitant, euh, les catastrophes.
Et ça, c’est très important que les personnes, elles soient en sécurité quand elles font de la haute voltige, on va dire, ou quand elles font comme ça, de la varappe dans les abysses de leur, de leur passé et ou de leur inconscient.
Et, euh, de façon à pouvoir en revenir avec des éléments qu’on va pouvoir travailler, organiser, pour certains compléter, pour d’autres, pouvoir éliminer, classer, comme on classe des dossiers, hein, classer.
Et puis surtout, pouvoir faire ce dont je parlais tout à l’heure, c’est des expériences réparatrices qui vont permettre, euh, qu’il y ait une transformation, non seulement au niveau de la psyché, on va dire du mental, de la compréhension, la psyché plus vaste que le mental, et au niveau corporel.
Et pour que ça soit efficient, il faut que le niveau corporel, il est suivi, c’est-à-dire qu’on fonctionne vraiment comme une seule entité, hein, psyché, soma, et non pas le corps d’un côté et, euh, la psyché de l’autre.Alors dans ces, dans ce travail, donc, de diagnostic, j’ai dit donc qu’on allait explorer, donc, l’archétype du mauvais parent, l’archétype du bon parent et puis le parent réel.
Et dernièrement, là, je, je relisais des, des comptes rendus que certains étudiants ont eu la gentillesse de m’envoyer sur leur expérience, de voir combien c’est invraisemblable et incroyable ce qui peut sortir.
C’est-à-dire que, avec toutes les idées préconçues qu’on peut avoir sur ce qu’on va trouver dans ces voyages, c’est encore autre chose qui va arriver. Par exemple, certaines personnes, euh, ont eu le malheur d’avoir un parent qui décè-qui décède très jeune, hein.
Certains, c’est à la naissance. J’en ai eu plusieurs, c’était autour de quatre, cinq, six ans, parfois un peu plus tard. Parents décédés de maladie, d’accident ou de suicide. Et c’est intéressant de voir comment, dans cette troisième partie du rêve éveillé, en fait, du voyage sur les archétypes, où on va aussi rencontrer le parent réel, alors que le parent est décédé depuis longtemps, comment est-ce qu’on peut entrer en relation avec le parent décédé, avec ce qui nous habite, en fait, de ce, de ce parent-là et comment des apaisements, parfois, c’est un pardon ou une réparation qui peut se passer à ce moment-là, du fait qu’on a fait ce travail de discrimination, de comment notre parent, si c’est la mère, elle a été porteuse de négativité ou de douleur ou d’incapacité, ou des qualités aussi qu’elle a pu nous transmettre.
Et c’est pas parce qu’elle a pu transmettre certaines qualités, peut-être insuffisantes, que la personne, elle peut pas avoir accès à toutes les qualités que l’archétype, euh, Yin, on va dire, l’archétype parental, euh, maternel apporte.
Et c’est ça qui est extraordinaire dans ce travail-là, c’est qu’on a accès à plus grand que nous. Non seulement à l’inconscient collectif, qui est largement plus vaste que notre inconscient personnel.
Là, c’est un, c’est un concept jungien que j’aborde, jungien, j’aborde, qui est ce concept d’inconscient collectif, qui peut être familial, qui peut être sociétal, qui peut être au niveau de l’humanité entière.
Et puis, euh, le transcendant, hein, ce qui nous dépasse, ce qui nous agit souvent, ce qui nous anime et qui, euh, d’une certaine manière, vient répondre à des questions existentielles : Mais, mais qu’est-ce que je fais sur Terre ?
Pourquoi je suis là ? À quoi ça sert ? Et puis : J’ai pas envie, j’ai plus envie, hein. Et ce qu’on rencontre très souvent en thérapie, ce, ce sont des personnes qui, en fait, ont une difficulté de s’incarner vraiment, comme si elles sont restées suspendues entre un ailleurs.
Et ça, je renvoie chacun aux croyances qu’il peut avoir, qu’il peut avoir de cet ailleurs. Et puis le fait de vraiment être là, sur Terre, avec des qualités qui peut-être ne sont, n’ont pas pu se développer ou qui ont été très maltraitées.
Et en fait, à un moment donné, et du fait de ce travail de réparation, de conscientisation, de prise de distance, hein, et ça, je vais aborder un autre thème important, c’est la notion de témoin intérieur.
Au bout d’un moment de travail, il va se manifester ce témoin intérieur. Ce témoin intérieur, il a rien à voir avec le surmoi qui est le dimini critiquer, qui dit : Il faut, tu dois, pas comme ci, euh.
Non, ça, c’est le, cette partie qu’on a développée, hein, euh, qui est le surmoi, c’est un, un terme freudien très intéressant et qui permet, euh, dans le développement de l’enfant, d’apprendre, en fait, à gérer la frustration.
Tout n’est, tout n’est pas possible tout, tout le temps. Et actuellement, alors j’ouvre un petit tiroir, hein, parce que j’aime bien faire ça, ouvrir les tiroirs, donc après, je reviendrai là. Actuellement, on est en grosse problématique à ce niveau-là.
Pourquoi ? Parce qu’on est à une ère virtuelle, de par cette magie qui fait qu’on est en, en direct, là, ce soir, ensemble, hein, et qui fait qu’on apprend l’habitude d’avoir tout, tout de suite. Et qu’en fait, de plus en plus de personnes ne savent pas gérer la frustration.
Il suffit que l’ordinateur, il traîne un peu, on commence à s’énerver. Et on veut une information, on va pas chercher le dictionnaire dans la bibliothèque et on cherche l’explication d’un mot. On tape trois mots et hop, on a tout, tout de suite.
Alors, ce tout, tout de suite, ça empêche quelque chose de fondamental, c’est de développer la ténacité et de développer aussi la force, l’endurance. De plus en plus, nous manquons d’endurance. Et je vois plus ça va et moins ça va.
C’est-à-dire que les jeunes parents qui sont maintenant à l’ère du numérique depuis leur naissance, ils ont des enfants qui arrivent et ils sont en grosse difficulté. En grosse difficulté d’endurance, en grosse difficulté de savoir gérer la frustration.
Et, euh…On est, euh, je pense, à devoir apprendre à gérer ce dysfonctionnement. C’est une transformation, hein, sociétale, mais une transformation de l’humain aussi, où on, on a devant nous tout un champ à la fois, euh, d’exploration et un champ de, de travail très sérieux à faire, de façon à recaler, en fait, chaque personne dans son axe et non plus projetée à l’extérieur ou stimulée par l’extérieur.
Je suis– Je vais pas faire ma conférence là-dessus parce que c’est un autre sujet. Et on revient avec nos archétypes parentaux et le fait que, par exemple, l’ar-l’archétype paternel, hein, il est là pour, justement, euh, stimuler, inviter et confronter, s’il y a besoin, l’enfant pour qu’il soit dans son axe, qu’il sache aussi tenir, qu’il sache, euh, aller de l’avant, qu’il sache prendre des risques en étant attentif à ce qui est là, pas juste se jeter dans le vide.
Ça, c’est, c’est contre phobique de ceux qui ont été mal portés, ça. Ça, c’est autre chose. Et, euh, cette, cette réappropriation, en fait, des qualités que doivent nous transmettre les archétypes parentaux, c’est un travail qu’on peut faire à travers le rêve éveillé, entre autres biodynamiques, et qui se décline avec des séances, par exemple, de, de mise en situation, de sentir l’énergie du père, de la, de sentir dans son dos, de pouvoir, euh, savoir poser ses limites.
Un travail de massage aussi, de confortation des muscles, hein, parce que les muscles, c’est ce que Gerda, elle parlait, Gerda Boyesen, elle parlait du moi moteur. Le moi moteur, c’est ça, hein. C’est le muscle, c’est la capacité d’agir dans le monde.
Ou bien, il y a des massages qui stimulent ça, par exemple. Donc, ces séances de rêve éveillé, elles sont un temps. Ensuite, il peut y avoir des séances complètement psychocorporelles autrement. Revenir au rêve éveillé et voir où on en est.
Et ça peut, comme ça, accompagner la thérapie, euh, de loin en loin. Et surtout, certaines personnes sont beaucoup plus sensibles et, et, et ont envie, en fait, de travailler avec cet outil et d’autres, très peu.
C’est pas que ça va manquer à la thérapie. C’est juste de la même manière qu’on peut avoir des, des priorités ou des envies de travailler sur tel ou tel sujet. Mais quand on l’utilise, l’intérêt, c’est que ça va nous faire une approche diagnostique très précise et précieuse.
Alors, je, je vois qu’il est déjà quarante cinq. Je, je suis une grande bavarde. Euh, je sais pas s’il y a des questions qui se posent. Alors, euh, tu parlais d’ancrage positif. Et, euh- Oui. Pour parler un peu de mon expérience dans le rêve éveillé, ce que je trouve absolument magique dans le rêve éveillé, éveillé biodynamique, c’est ce rappel très régulier sur les sensations corporelles.
Et cette magie aussi où on est en train de vivre un rêve et dans notre corps, il y a des choses qui se passent, qui se transforment et on interpelle ça. Et ça, ça change vraiment l’expérience, ça rend–, l’ancre dans le réel, voilà, dans la, dans la matière du corps.
Je voulais juste faire part de, un peu de, de, de mon avis là-dessus. C’est, c’est vraiment très, très puissant pour ça et très psychocorporel, du coup, aussi. Oui, et oui. Alors qu’on pense que le rêve, c’est quelque chose qui est dans la tête, mais non, le rêve, c’est tout le corps qui participe.
Exactement. Et, euh, dans les ancrages corporels, c’est bien que tu en parles parce que, euh, le– Je crois que je, je vais proposer un petit exercice. Un petit exercice qu’on va faire tous ensemble, là, pour vous faire expérimenter, en fait, qu’est-ce que ça peut être un ancrage corporel induit par un voyage.
Alors, on peut voyager par des idées. Hein. Certaines personnes, elles disent : je vois pas, mais j’imagine. Alors l’imagination, c’est le, la première, le premier étape, le premier stade, quand on, on, on peut pas encore plonger trop en profondeur, plus en profondeur, euh, dans ce, ce dont je parlais tout à l’heure, qui est le fait que les, les ondes du cerveau, elles commencent à ralentir.
Et plus elles ralentissent et plus on va voyager en 3D ou bien, euh, plus, entre guillemets, en, dans son imagination. Et c’est différent, les voyages où on imagine et les voyages où on est en direct, en 3D, dans un espace-temps complètement différent de là où on est maintenant.
Mais c’est une étape et c’est tout à fait intéressant aussi. Et ça, c’est important de voir qu’il y a différents niveaux de voyage. De la même manière que quand on voyage, certaines personnes, elles vont se voir marcher et d’autres, elles vont être en train de marcher et voir par leurs yeux.
Voilà, c’est encore un autre niveau de dissociation. Mais peu importe. L’important, c’est qu’on ouvre des, des portes, hein, pour la personne, pour petit à petit élargir son champ d’expérience et apprendre, en fait, à, euh, d’une certaine manière, à se servir de cet organe qui est le cerveau.De manière beaucoup plus vaste et comme un allié et pas juste quelqu’un qui nous permet de réfléchir.
J’ai souvent cette question-ça, cette question : est-ce que je le fabrique ou est-ce que j’ai vraiment voyagé ? Oui, la différence, elle est là. Et parfois, d’imaginer quelque chose, ça permet d’arriver dans une image et puis, à partir de là, d’entrer dans l’image.
C’est ce qu’on va essayer de faire ça ensemble tout à l’heure. Bon, peut-être, on y va ? On y va ? C’est parti. C’est parti. Voilà. Alors, vous qui m’écoutez, si vous n’avez pas pris trop au milieu de l’émission, du webinaire, vous allez en fait fermer les yeux.
Moi, je reste avec vous. Tanguy reste là aussi, vous pouvez ouvrir et voir qu’on est toujours là. Mais vous allez fermer les yeux, poser vos pieds sur le sol, autant que possible. Si vous êtes allongé sur votre canapé, c’est trop bien, profitez-en.
Et juste, vous allez sentir votre respiration. Juste la sentir. Il n’y a rien de spécial à faire. Sentir votre respiration. Vous repérez si vous respirez par votre nez ou par votre bouche. Si vous respirez que par votre nez, je vais vous inviter à respirer aussi par votre bouche pendant deux ou trois respirations et sentir ce qui se passe.
Et vous laissez la deuxième ou la troisième respiration être un peu plus lente et un peu plus longue. Et en faisant ça, en même temps, de sentir comment votre dos, il peut aussi soit mieux se caler sur votre siège si vous êtes assis ou si vous êtes allongé, comment est-ce qu’il se pose bien, comment il se pose mieux.
Et c’est bien de sentir sa colonne vertébrale lors d’une prochaine inspiration, de la laisser être un peu plus paresseuse. Et parfois, ce qui vient, c’est comme un soupir. Quand vient un soupir, c’est magnifique.
C’est que votre corps commence à relâcher. Et là, toujours les yeux fermés, vous allez vous rappeler un endroit que vous avez vraiment beaucoup aimé. C’est peut-être un endroit de nature, peut-être c’est en ville, dans une maison.
Vous laissez venir cette image, ce souvenir, qui était un bon souvenir. Un souvenir où vous étiez peinard, tranquille. Et peut-être, il y avait d’autres personnes avec vous ou peut-être, vous étiez seul.
Et que vous soyez seul et profondément tranquille ou émerveillé, si on est dans la nature, très souvent, la nature, elle nous renvoie des images plus vastes que nous. Que ce soit des paysages, des couchers de soleil ou la mer ou la forêt, que ce soit dans la montagne ou que ce soit, et parfois, c’est un immense ciel étoilé qu’on regarde et on est tranquille.
On est bien. Et c’est ça qu’on va doucement respirer. Dans votre image, celle que vous allez laisser venir, vous respirez. Et peut-être, vous n’avez pas de souvenir d’une image comme ça, d’un lieu comme ça.
Alors, vous allez vous baser peut-être sur une photo ou sur un film que vous avez vu avec un paysage de rêve. Vous regardez ce paysage de rêve. Et vous allez, dans votre imagination, vous fermez les yeux et vous sentez ce paysage ou ce lieu qui vous est revenu en mémoire.
Et vous sentez comment il est l’air autour de vous. Vous le respirez. Est-ce que c’est frais ? Est-ce que c’est doux comme air ? Est-ce qu’il y a un petit vent qui passe ? Comment est cet air sur votre visage ?
Vous le respirez, vous sentez les odeurs. Quelles odeurs ? Quelle odeur vient jusqu’à vous ? Vous le respirez aussi. Et vous sentez sur votre peau commencer, parfois, de se remémorer un lieu, on en a comme des frissons, des sensations.
Et parfois, on a notre ventre qui se met à gargouiller tellement on est bien. Et dans cette image, vous allez comme avancer un peu.Regardez autour de vous. Vous avez ouvert les yeux, vous regardez autour de vous.
Et vous repérez des détails qui peut-être à l’époque, vous avez attirés ou que vous avez oubliés. Des détails que vous découvrez maintenant. Et vous regardez ça et sentez dans votre corps commencer avec la lumière qui est là, que ce soit celle des étoiles ou celle du soleil.
Que ce soit très tôt le matin, au tout petit matin, que ce soit en plein soleil, chaud, chaud, très chaud ou que ce soit le soir quand les couleurs changent dans le ciel. Vous sentez commencer et peut-être l’émotion ou le sentiment que vous avez ressenti à l’époque d’être là.
Si c’était juste de la joie pure et simple, du relâchement, de l’émerveillement. Ça, c’est une qualité de l’humain de savoir s’émerveiller. Et de sentir comment la beauté ou ce qui nous entoure peut nous faire nous sentir plus grand, plus vaste.
Et doucement, vous allez fermer les yeux à nouveau, comme tout à l’heure, pour sentir encore mieux autour de vous cet environnement et les rouvrir encore. Et là, on va faire comme un, une sorte de décalcomanie.
Vous allez vous retirer de l’image et vous allez vous voir, hein. C’est ce qu’on appelle une dissociation saine. On se décolle de l’image et on se voit dans ce lieu, dans ce paysage, si c’est un paysage.
Et on reste connecté avec les sensations qui sont là. Et cette image, on va la laisser devenir comme plus petite, petite et à la fois plus petite et plus brillante et plus petite et plus brillante encore, jusqu’à faire comme un petit soleil ou un petit médaillon, très lumineux.
Et l’invitation, ce sera ensuite, lorsque vous allez inspirer, à chaque inspiration, de laisser comme pulser ce petit soleil. Et ce petit soleil, vous allez le prendre et le placer sur vous, autour de votre cou, ou bien, vous pouvez, si c’est un petit soleil, le laisser à l’être, à l’intérieur de vous, doucement, et sentir sa radiance et sa chaleur dans votre corps.
Et à chaque inspiration que vous allez faire, et à chaque expiration, ça va le dynamiser. En inspirant, il va devenir plus brillant et en soufflant, il va grandir à l’intérieur de vous et petit à petit raviver ces mêmes sensations que vous avez eues.
Comme la première fois que vous avez été dans ce paysage, dans cet endroit, ou lorsque vous avez visualisé cette image de film ou de catalogue, de paysage de rêve. Et vous le laissez se réinstaller, regagner votre corps, sentir comment votre respiration s’en trouve convoquée, invitée à grandir un peu et comment des vagues de soulagement ou de bien-être peuvent couler dans votre corps, couler dans vos bras, dans votre ventre, descendre jusque dans les jambes, dans tout le corps.
Et là, tout doucement, je vais vous inviter à bouger un peu vos orteils, bouger vos doigts des mains aussi, bouger votre colonne vertébrale et revenir jusqu’à ici et maintenant et tout doucement, ouvrir les yeux.
Tout doucement, ouvrir les yeux. Voilà, on a fait une petite expérience en raccourci hein. Mais quand même, une petite expérience pour vous expliquer ou faire peut-être sentir ou vivre qu’est-ce que peut être un voyage et comment avec ce voyage, on va, on peut connecter différentes fonctions corporelles, différents organes et différents sens, hein, que ce soit la vision, l’odorat, l’ouïe, et permettre à des circuits, à des synapses, en fait, neuronales de se faire.
Ça, ça fait plaisir quand on veut faire comme si on est un scientifique, mais ça n’a rien de scientifique. C’est complètement expérimental. Alors bien sûr, on peut, on peut le mesurer, hein, on peut le voir avec des électroencéphalogrammesMais quand on en fait l’expérience, c’est peut-être pas ça qui est important.
Ce qui est important, c’est vraiment le vécu. Et comment, euh, en apprenant par exemple à faire ce qu’on appelle, ce que j’appelle ici un médaillon, hein, comment est-ce qu’on peut l’activer et s’en servir au quotidien ?
Quand le soir, par exemple, on a besoin de s’endormir, quand on est trop stressé ou quand on a une petite pause et qu’on n’arrive pas à relâcher, hein, comment est-ce qu’on peut aller s’asseoir quelque part et tranquillement raviver comme ça, en fait, ce qui remet en route, en fait, le système vagal ventral, hein, qui est notre système, le parasympathique.
Garde à Merci Christiane. En tout cas, merci beaucoup. C’est passionnant. Je crois qu’il y a un petit livre qui est en préparation. Oui. Il est paru, oui. Il mijote encore. Il mijote. Ouais, il mijote.
Voilà. Pour quelques informations, le, ton prochain stage animé, ‘fin, voilà, euh, sur ce thème, euh, est le onze, du onze au quatorze février deux mille vingt-sept. Voilà. Ah oui, il y a le temps de se préparer pour ça.
Il y a le temps de se préparer. Mais le, le prochain, c’est régression positive et reparentage maternel que tu fais du dix au treize septembre. Voilà. Ah oui, mais d’ailleurs, on va utiliser le rêve éveillé dans ce reparentage-là aussi.
On l’utilise, bien sûr. Oui, il est souvent, il est souvent présent dans les stages. Ah oui. Voilà. Vous trouverez tout plein de sources d’informations sur le site de l’école. Voilà. Et notamment d’autres webinaires gratuits qui sont partagés.
Voilà. Merci à tous. Merci Christiane. Et merci de votre participation. Et je vous souhaite une belle soirée. À ce soir. Bien. Bonsoir. Bonsoir.