La confiance en soi : une approche psychocorporelle avec François Levin

Dans ce webinaire captivant sur la confiance en soi, François Levin explore les dimensions profondes de l’affirmation personnelle à travers le prisme de la psychologie biodynamique. Cette approche novatrice offre non seulement une perspective unique sur la confiance en soi, mais propose également des outils concrets pour une transformation profonde de notre être.

Webinaire animé par Ljupco Kostadinovski.

Points clés

  • La confiance en soi authentique émerge du corps et non de l’intellect
  • L’importance de distinguer entre le ‘moi’ (outil) et l’être (essence)
  • Le rôle crucial des héritages transgénérationnels dans notre capacité à nous affirmer
  • L’impact fondamental du regard et de l’accueil reçus dans la prime enfance
  • La nécessité d’une approche holistique intégrant corps, émotions et histoire familiale
  • L’importance de respecter les rythmes naturels de développement

En résumé

Cette conversation approfondie avec François Levin révèle que la confiance en soi est un processus complexe qui implique bien plus que de simples techniques d’affirmation. Elle nécessite une reconnexion avec notre corps, une compréhension de nos héritages familiaux, et un travail thérapeutique qui permet de libérer notre expression authentique. Le chemin vers une confiance véritable passe par la reconnaissance et l’intégration de toutes ces dimensions.

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Verbatim

Bonsoir à tous. Alors, confiance en soi et affirmation.

On est dans une société qui est basée sur une culture judéo-chrétienne, plus une influence assez forte actuellement de l’indouisme ou le bouddhisme. Et on entend beaucoup, il faut détruire l’égo, il ne faut pas être égoïste, il faut être préoccupé des autres, ce qui est une très bonne chose, toutes ces choses-là. Mais ça peut être très mal construit, très mal conçu.

Et de plus, on a une éducation de concurrence à l’école, mais on va être noté avec un premier de la classe, un deuxième, un septième, un dernier de la classe. Donc on va constamment être mis en compétition (…), sans se soucier de ce qu’est notre être et à quoi il aspire. Et la deuxième chose, où j’en suis par rapport aux autres ? Intellectuellement, on peut dire : « il ne faut pas que je me laisse marcher sur les pieds, il faut que je m’affirme, il faut que j’aie confiance ».

Mais l’intellect, il n’est pas fait pour ça.  Ma puissance d’être, ma confiance, ma connaissance de ma voie, ne viennent pas de l’intellect. Ça vient ou du cœur, ou d’une énergie encore plus profonde, de mes tripes.  Donc suivant comment je vais avoir été aimé, respecté, reconnu, et suivant comment je vais avoir été autorisé à être spontané, à être en connexion avec mes besoins, ça va être simple ou difficile.

Il y a des personnes, elles disent un mot, tout le monde se tait, tout le monde écoute, et d’autres, moi, moi, moi, moi et ça n’a pas d’importance. Personne n’écoute, personne n’a entendu. Je ne sais pas dans quel cas vous êtes ? Mais je vais essayer de donner quelques clés pour être en connexion avec ce trésor qui est la confiance en soi et l’affirmation de soi. 

Pourquoi un trésor ? Parce que nous sommes uniques. Personne n’est comme moi. Aucun arbre ne ressemble à un notre arbre, aucune fleur est identique à une autre fleur. Nous sommes un trésor que l’univers a conçu à travers nos parents, qui n’a jamais existé avant, qui n’existera plus après. Si je ne révèle pas ça, ce qui est au fond de moi, l’univers le perd. Le problème est que quand c’est étouffé, cela aura deux réactions, soit de se taire, soit de se sur-affirmer par rapport à l’autre. Dans les deux cas, ce n’est pas très confortable.

Alors la première chose, je vais dissocier le « moi » de l’être. Le « moi » c’est à quoi je m’identifie ? Moi, je suis François Levin, moi, je suis français, ma culture, mon pays, ma langue, mon métier, ma famille. Mais l’être est bien plus grand. Par exemple, en ce moment, à l’intérieur de moi et à l’intérieur de vous tous, il y a des régulations organiques, le taux d’oxygène, la température, le taux de sucre dans le sang, etc.

Vous n’avez aucune idée comment ça marche. Il y a des millions de cellules qui meurent, qui sont remplacés par d’autres. Ce n’est pas moi qui change mes cellules. Pourtant, mon être le fait, dans une conscience bien supérieure à ce que moi, je peux penser. Je n’ai pas de maîtrise sur ce non connu de moi-même, qui est un inconnaissable. Je ne peux pas savoir comment fonctionne ma rate. Par contre, c’est ça qui fait que, au sommet de cette congruence de vie, il y a une conscience qui peut dire, moi, j’aimerais qu’il se passe ça. Moi, c’est ça ma route. Moi, j’aime ça, je n’aime pas ça. Ou moi, je me connecte. Ou moi, j’aime. Ou je n’aime pas. Alors, ce moi, qui est une sorte de bateau, qui peut aller sur la rivière de la vie, ce moi, j’ai pas mal d’outils pour le contrôler. Bien sûr, parfois, il y a des choses qui m’arrivent et que je n’ai pas contrôlé. Des gens qui disent : « je ne me suis pas reconnu, je ne sais pas ce qui m’a pris. Je n’ai pas pu me retenir. Ou j’ai été sidéré, je ne pouvais plus bouger ou j’ai explosé ». Toutes choses qui peuvent dépasser notre contrôle. Donc, on peut travailler sur ce contrôle, mais avant de travailler sur le contrôle, il faudrait se connecter à la puissance de ce moi.

Or, le moi, il répond, comme il est proche de la volonté, dans le corps, dans le corps, il va répondre aux muscles. Si je veux saisir ce stylo, ce sont mes muscles qui bougent. Mais aussi, quand j’ai une émotion que je ne veux pas affirmer, je serre les dents. Retenez-moi. Je vais bloquer mes muscles. Je vais contrôler ce qui m’arrive, avec la chose la plus facile à contrôler, qui sont mes muscles. C’est beaucoup plus difficile de contrôler les débattements de mon cœur et encore plus, le fonctionnement de mon pancréas, certains yogis peuvent prendre un poison et ne pas le digérer, mais enfin, ça demande des années d’un travail extraordinaire et tous n’y arrivent pas, malgré des années de travail.  Dès tout petit, j’ai appris à contrôler les muscles, j’ai appris à marcher, j’ai appris à porter, à prendre toutes ces choses-là sont les muscles. Donc, avant de dire que je vais m’affirmer, il faudrait savoir mais qui doit s’affirmer. Est-ce que c’est « ce qu’on attend de moi », on m’a dit, toi, tu dois pas … une histoire qui vient de l’extérieur où on m’a décrit en fonction du désir de l’autre. Si on veut, les parents sont bouchers depuis trois générations, le père, il aimerait que son fils soit reprenne la boucherie, toi, tu seras bouché. Mais peut-être, la personne aimerait être danseur ou peintre.

Et donc, qui est moi ? Non, évidemment, ça dépend de mon éducation. Par exemple, moi, je suis né en France, donc je suis du français. Mais je serais né en Chine, je dirais que je suis chinois. Je serai la même personne, alors pas tout à fait, parce qu’on pense avec les mots. Les mots chinois ne sont pas les mêmes que les français. Je n’aurais pas les mêmes goûts, je mangerai plus de riz et moins de pain, mais en fait, globalement, mon âme n’aurait pas grand changement.  Donc, qui est moi ? Si je n’ai pas de connexion à mon énergie profonde, je vais être pris par le discours des autres. Toi, tu es nul. Toi, tu es intelligent. Toi, il faut que tu sois ingénieur. Toi, tiens, il faut que tu aies des amis. Mange pas comme ça, bouge-toi, fais du sport, toute chose, pleine de bonnes intentions, qui peuvent être bonnes ou mauvaises d’ailleurs, mais est-ce que c’est réellement moi ? Or, si vous regardez un bébé, il sait exactement quand il a faim et quand il n’a pas faim. Il arrête à la goutte de lait près, c’est tout à coup, non, il n’en veut plus. Si vous regardez un animal, un petit chat, un tigre, un cheval, ils savent ce qu’ils veulent, ils savent ce qu’ils sont. Nous nous sommes encore plus sophistiqués qu’un tigre ou qu’un animal. Donc, on devrait en savoir encore mieux notre route et qui nous sommes. 

Alors, il y a plusieurs manières premièrement de trouver, et deuxièmement de voir les obstacles, même quand on a trouvé, à pouvoir vivre ce moi et l’affirmer. Alors, je vais commencer par les moyens de réveiller le moi. En biodynamique, on sait lire sous nos mains, on sait lire sous nos mains la nature même des tissus. Et donc, on va chercher quelle est la qualité des muscles. Pourquoi ? Parce que les muscles, c’est ce qui me permet de repousser, de prendre, d’être stable, de me tenir, etc. Il ne s’agit pas d’une quantité. J’ai travaillé avec un patient qui était footballeur. Footballeur, son outil de travail, ce sont ses jambes. Plusieurs heures par jour, de manière très précise, il peut mettre un but à plusieurs dizaines de mètres de la cage. J’ai travaillé ces muscles, c’était du vide. Il n’y avait personne dedans. Ça ne veut pas dire qu’il n’était pas fort, il était bien plus fort que moi avec ses jambes. Il était un bon outil de football, mais il n’était pas une personne dans ces jambes. Comme si ses jambes avaient été dépossédées, il n’était plus dedans. Donc à ce moment-là, mes muscles sont utilisables, sont pratiques, sont efficaces, ou pas d’ailleurs. Mais là, bien sûr, ils sont efficaces, c’est beaucoup plus que les miens. Mais il est comme une machine à mettre un but. Il n’est pas comme un enfant qui joue au football, qui t’a raté ses buts, qui est dans la joie, qui est dans son envie de bouger.

Vous voyez que ces enfants peuvent être autonomes. Quand ils sont satisfaits, ils peuvent se passionner, à jouer pendant des heures, à jouer dans l’eau, à jouer. Ils sont dedans, ils sont dans le muscle, ils sont dans leur activité, ils sont à fond.  Donc faire habiter les muscles, les faire apparaître. Il y a tout à coup, il se passe une conscience. Mais c’est moi ça. Ça n’est plus faire ce qu’on me demande ou résister à ce qu’on me demande, quelle que soit les choses, être en réaction ou en acceptation, mais ça vient de moi. Alors, à ce moment-là, il se passe une… une incarnation, comme si la personne apparaît puissante, forte, présente. Et là, la relation est beaucoup plus riche, parce que si je suis présent, d’autant plus l’interaction avec l’autre peut être forte et riche.  Si je suis juste gentil, il n’y a pas de réaction. Quelqu’un qui vous dit toujours oui, au bout d’un moment vous ne lui demandez plus les choses, vous n’avez pas l’impression qu’il est d’accord, vous avez l’impression de l’envahir. Quelqu’un qui est présent, vous pouvez lui demander, il peut vous dire oui, non, on peut discuter, on peut être d’accord, pas d’accord, et une richesse.  Il y a vraiment un dialogue, dialogue, le logos entre lui et moi. Il y a ce logos qui se crée comme ça dans l’interaction. Donc, ça, c’est la première chose de retrouver qui je suis.

Ces muscles, c’est le moi, mais pour qu’il soit animé le moi, il faut que mes tripes soient ouvertes. Or, il y a un grand conflit, nous sommes des animaux de lien. Il peut y avoir un grand conflit de l’éducation est négative entre mes tripes et mon cœur. Le cœur, c’est le lien, est-ce que j’existe aux yeux des autres ? Et les tripes, c’est mon intériorité intime, ce que je suis personnellement, indépendamment de l’autre. Si on a bloqué ma spontanéité, on a bloqué ma joie, je vais bloquer mes tripes, je vais fermer diaphragme, ça va créer l’angoisse ici, la boule à l’estomac ou la boule à la gorge, exprimer qui je suis va être risque de me faire perdre le lien. Donc, je vais avoir une peur d’affirmer, d’habiter ces muscles et de les affirmer parce que j’ai peur de perdre le lien. Et le lien est fondamental, on a plus peur de ne pas exister que de mourir. Il y a des gamins ou des personnes qui font des conduites à risque pour exister aux yeux des autres, des conduites où les risques et leurs vies et que le point de la perdre, pour exister. Donc, ce pas fait pareil, être et exister, exister est être hors d’eux. Il faut qu’il y ait un deuxième qui me voit. Est-ce que j’existe aux yeux des autres ? Alors, c’est le point où les enfants peuvent faire des bêtises énormes pour fâcher les parents parce que là, tout à coup, les parents apparaissent si c’est la seule manière qu’on s’occupe de moi. Ou au contraire, si on s’occupe de moi que quand je suis malade, je vais tomber malade.

J’ai une patiente qui était toujours malade. C’est le seul moment où ses parents s’occupaient d’elles et puis elle était si malade qu’elle a été envoyée en sanatorium. Et donc, cela n’a pas marché, elle a perdu le lien en étant malade. Donc, elle n’a plus jamais été malade de toute sa vie jusqu’à ce que moi, je la vois à 40 ans.  Pour certains enfants, même une claque est mieux que l’indifférence.  Il faut que j’existe. Donc, si mes tripes vont mettre en doute mon existence, alors je vais avoir d’énormes résistances à être qui je suis, à avoir confiance dans cette pression, qui est la pression de ma vie qui dit : laisse-moi être.  Je vais avoir blocage respiratoire retenu pour ne pas laisser être.

Donc, là, j’ai de deuxième chose. C’est de deuxième problème. C’est est-ce que j’existe aux yeux de l’autre. Et là, en biodynamique, on travaille d’autres manières. On travaille à réparer dans la régression. Enfin, on est vu, en fait, on est accepté.  Ou au contraire, travailler en massage pour refaire circuler énergie, que cette énergie soit acceptée sous les mains du thérapeute.

Il y a encore une troisième, une troisième problématique très forte :  est, est-ce que ceux qui m’ont précédé ont eu le droit d’exister et ont eu le droit de s’affirmer ? Pour grandir, il faut deux choses. Il faut que j’ai une énergie de vie, mais que je comprenne comment fonctionne le monde. Quelqu’un qui ne comprend pas du tout ce qu’on appelle un fou, un psychotique est dans une autre réalité que la nôtre. Il fonctionne avec une autre perception du monde. Et donc on dit, il est fou. Donc j’ai besoin de savoir qu’est-ce qui est correct, qu’est-ce qui n’est pas correct, qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est fou ? Comme les secrets de famille peuvent donner des grands problèmes parce que je perçois quelque chose et on me dit autre chose, quelque chose ne va pas. Il peut y avoir des somatisations, des maladies très graves, des cancers, des choses en blague, etc. Parce qu’il y a un secret de famille qui vient du trois générations qui troublent là la personne. Mais si j’arrive après, ça m’est difficile, même c’est très très culpabilisant de dépasser celui qui m’a précédé là où il a souffert. Par exemple, si mon grand frère est handicapé et souffre d’un corps malade, ça sera très difficile que je jouisse de mon corps. Pourquoi moi, qui arrive après, j’aurai droit à ça alors que lui, il n’y a pas droit. Si mes parents ont été écrasés et j’ai ressenti cette douleur, même un seul des parents, parce que l’enfant prend toujours le parti des victimes, qu’il y a un parent qui opprime l’autre, l’enfant va dire eux qui sont les géniteurs.

Quand j’arrive au monde, ils sont mes dieux. Je sais, ils m’ont créé, ils sont la vérité, ils sont la totalité. Plus tard, je m’aperçois qu’ils ne sont pas des sur-hommes etc. Mais petits, ce sont des dieux.  Si le dieu a souffert, de quel droit moi, je pourrais ne pas souffrir. Attention, c’est assez spécifique. Si mon père a souffert de manque d’argent, comment je pourrais avoir beaucoup d’argent ? Si ma mère a été toujours triste, comment je pourrais être heureux ? Vous voyez, ce n’est pas n’importe, ce n’est pas, ils ont souffert, alors toute vie même est impossible. Non, non. Ils ont souffert dans telles tranches spécifiques. Moi, je vois deux possibilités. Où souffrir comme eux, ou au contraire, essayer de rattraper. Mais dans les deux cas, je ne suis pas moi. Je ne pourrais pas faire ma route, je ne pourrais pas m’affirmer.

Donc là encore, il y a un troisième déclic à faire qui est de nettoyer le transgénérationnel, de nettoyer les histoires de famille.  J’ai participé à des initiations en Afrique et ils disent à peu près la même chose. Avant une initiation, il faut nettoyer la lignée maternelle et la lignée paternelle. On ne peut pas faire son initiation en Afrique, si on n’a pas nettoyé d’abord la ligne maternelle et l’alignée parentale, parce que si c’est bloqué là, si je n’ai pas nettoyé ça, je vais être pris par ce blocage et je ne pourrai pas faire cette initiation, ou ça risque de donner des pathologies, parce qu’entre la poussée d’énergie nouvelle et le blocage, c’est comme quand vous mettez le feu sous un cocotte-minute, il vaut mieux que la petite goupille ne soit pas bloquée, parce que sinon c’est dangereux.

Si je reviens pour résumer ce que je voudrais dire, premièrement, la confiance en soi, elle vient d’une acceptation que j’ai reçue en venant au monde, qui a été reconnue comme une merveille. L’enfant doit être accepté comme une merveille (…) Est-ce que j’ai été accepté quand une merveille ? Alors, je me sens comme un cadeau pour la vie. Donc, je vais avoir de la joie à partager qui je suis. Donc, ça se répare. Quel que soit, mon passé, mon être attend toujours le regard aimant.  Et ce regard aimant, on peut le trouver. Quelquefois, on le trouve en étant amoureux ou en ayant des enfants. Mais c’est quand même mieux que ce soit mon enfant intérieur qui soit vraiment reconnu. Parce que le regard amoureux est trop dépendant de la personne entière. Alors que si mon enfant intérieur est reconnu, je peux me sentir aimé par l’univers. Alors, si je suis aimé par l’univers, j’ai le droit d’être qui je suis. Il n’y a pas de problème.

La deuxième chose, c’est cet être, comment l’affirmer ? Il y a des personnes qui se sentent très bien dans la nature, mais dès qu’ils sont chez les hommes, les humains, ils se sentent comme chez les martiens. Ils ne savent pas comment dire qui ils sont, comment trouver la place dans la société. Ça, ce sont les muscles. C’est le moi. C’est différent, oui. Mon être, c’est la confiance que je suis une merveille. Et deuxièmement, je sais agir pour la mettre en œuvre. Ça, c’est le mental. Mais ce mental, pour qu’il soit nourri par du vivant, il faut que les muscles soient habités. Sinon, c’est comme les experts qui sont décollés du réel. Je vais savoir gagner d’argent, je vais savoir obtenir ce que je veux, mais je ne sais pas ce que je veux. Et au bout d’un moment, quand j’aurai tout ce que je veux, je vais entrer en grande dépression. Ou sans fin comme ces super milliardaires qui veulent toujours plus. Je me rappelle avoir eu un patient, il avait été au sommet de tout. Il était au sommet d’une plus grosse entreprise, il avait une belle famille, il avait tout. Il ne pouvait pas dire si j’ai ça, ça sera mieux. Et là, il a eu une immense dépression.  Parce qu’il avait répondu à toutes les cases, mais son enfant intérieur, il ne jouissait pas de tout ça. Et là, quand il a eu la dépression, il a retrouvé le coeur beaucoup plus sensible. Il a reparlé à ses enfants que tu es déjà de manière beaucoup plus humaine. Et sa vie a pris de la couleur, a pris de la saveur. Avant, elle était enviable, remarquable. Il avait rempli les cases. Il avait fait ce qu’il fallait faire pour être heureux mais il est tombé dans cette dépression parce que il sentait bien qu’ilétait  à côté lui-même.

Voilà. Donc la deuxième, c’est les muscles. Et la troisième, c’est le droit d’affirmer ça par rapport à mon clan familial. Vous voyez, si vous êtes invitées dans un pays en famine et qu’on vous offre un festin et que là, il y a des enfants qui ne mangent pas, qui sont au bord de la famine, vous n’aurez pas d’appétit. Pourtant, ces enfants, vous ne les connaissez pas. Imaginez qu’enfant, vous ayez senti que vos parents ont souffert de famine, vous aurez eu de l’appétit ? Non. Donc, je prends cette image comme une allégorie, mais s’il y a cette souffrance de ceux qui m’ont précédé, ça sera difficile que moi, je puisse être tranquille. Je me souviens d’un patient, un Afghan. Bien sûr que ses parents étaient très heureux qui sont en France, mais lui, il ne pouvait pas profiter de la France et de la paix en France en sachant ses parents vivaient en guerre. Là, c’est clair mais cela peut venir de plusieurs générations, par exemple une réelle grand-mère a été violée et la jeune fille n’arrive pas à avoir de plaisir sexuel. C’est des choses beaucoup plus inconscientes et difficiles.

Voilà. Donc, j’ai montré plusieurs choses que premièrement, la confiance en soi et l’affirmation, si l’énergie circule, si j’ai été bien accueilli. C’est incroyablement simple, j’ai rien à faire. Quand je veux quelque chose, je l’obtiens et le monde répond. Et si il y a un obstacle, je franchis et ça va. La deuxième chose, c’est que je le perds par devoir. C’est plus dur. Je vais forcer les muscles, avec des courbatures, un mal au dos. Mais je vais faire ce qu’on m’a dit qui était bien. C’est une satisfaction de second ordre, je fais ce qu’il faut, je suis quelqu’un de bien.  Donc, j’ai le droit d’être là parce que j’ai rempli les devoirs, c’est moins drôle. Et la troisième, c’est je ne sais plus qui je suis et au pire, je n’ai plus de contact avec ma musculation qui est juste mécanique ou effondrée. Et en plus, dans ma famille, il y a du malheur. Alors là, j’ai la totale, je n’ai pas le droit, je n’ai pas le contact et je n’ai pas les moyens. Mais tout ça, ça se répare. Où qu’on soit dans la difficulté, si on s’engage dans le changement, il y a des outils merveilleux pour réparer tout ça. Et alors, le monde répond, ça change, ça change réellement. C’est-à-dire que quelqu’un travaille, il est au boulot, opprimé, on fait un travail sur le musée. Le patron change d’attitude, il l’engueule moins, ou plus. Une patiente me disait : « rien n’a changé, mais tout est différent ». Vous voyez la situation est la même, les difficultés en fin de mois, le manque d’argent, le boulot compliqué, mais tout est différent. C’est-à-dire qu’il y a une sorte de saveur du vivant, bien que les conditions exécrables peuvent être difficiles selon les époques, les périodes de notre vie, les difficultés, je veux dire, tout n’est pas au mieux ou plus simple, d’ailleurs heureusement, comme ça, ça nous permet de trouver des ressources qu’on ne croyait pas avoir, mais le vécu est fondamentalement différent.

Merci très bien écoutez je vous invite à poser vos questions. Moi j’ai entendu François à plusieurs reprises « ça se répare » et ça se répare ça laisse un peu un mystère peut-être pour nos auditeurs qui ne connaissent pas la biodynamique. Est ce que tu peux nous donner quelques éléments un peu plus concrets sur ces outils, sur comment ça agir et ça transforme en profondeur ?

Alors prochainement là je fais un stage sur le massage des muscles et la fortification du moi. C’est un peu bizarre comment en fortifiant les muscles, on fortifie le moi. Je me rappelle de quelqu’un, la mère était un peu étouffante… Il n’avait pas le droit d’être lui-même. C’est le père qui nous sépare : « toi, tu es comme ça, tu es comme ca.. ». La mère va trop garder, le père va dire : « débrouille toi ». Les deux, cette combinaison du féminin qui protège et du masculin qui pousse en avant va permettre une affirmation sécurisée. Et lui, il ne sentait pas qu’il était petit. Et à ce moment-là, j’ai, à un moment je cherche son muscle et je le trouve. Et lui vient, un rire, un rire une joie. Un rire, une joie qu’a saisi le groupe parce que, « mais c’est moi ça ». Donc en général, nous, ce qu’on va faire, c’est qu’on va aller chercher. On a confiance que la vie connaît la route. Quand vous plantez une graine, vous ne savez pas ce qu’elle est. Mais si vous la plantez bien, elle va faire la plante et vous allez reconnaître. Ah, c’était une graine de ça, je ne savais pas. Vous allez voir, si vous mettez une graine de tournesol, ça va faire une fleur de tournesol. Eh bien, c’était une graine de tournesol. Peut-être au début, je ne sais pas ce que c’était. Vous croyez que c’était un pépin d’une grosse pomme, ça ressemble un peu, il y en a qui grise l’autre qui est noire. Au fond de nous, il y a une certitude, il y a une évidence de qui nous sommes. Pas la forme. Suivant que vous plantez un pin dans un endroit sec et venteux, ou dans une plaine sans vent et plein d’eau, il va faire un grand pin plein out droit, ou il va faire un pin genre les peintures chinoises, tout courbées par le vent. C’est secondaire la forme, mais dans les deux cas, c’est un pin. Et donc au fond de nous, la graine, l’âme, elle sait qui nous sommes. Elle va prendre la forme, mais quelquefois, les conditions sont-elles qu’on a perdu contact avec ça.  

Et ça, on peut retrouver, par le massage, on peut retrouver, par des expériences régressives, par des mémoires corporelles. Après, il y a des personnes qui n’arrivent pas à suspendre les rideaux.  Ils sont très forts, mais ils n’y arrivent pas. Mais c’est quoi ce geste ? « C’est maman, maman viens » Ouh, ça fait mal. Il y a des mémoires corporelles. Rien que faire ce geste, vous allez avoir des vieilles mémoires. Vous avez plein de manière de retrouver des mémoires pour rattraper là où l’énergie a été déviée de sa route, revenir à cet endroit-là et la réorienter pour qu’enfin, je puisse trouver ce qui m’est dû, ce qui aurait dû être.

Oui, François, merci. Il y a d’autres questions.  La confiance en soi et l’affirmation : comment est-ce que tu différencies ces deux notions ?

Ce que je dis, c’est que l’affirmation, c’est un geste. Si je n’ai pas confiance en moi, je peux me sur-affirmer. C’est-à-dire : « c’est moi qui ai raison. Non, c’est ça que je veux ». C’est fatiguant, embêtant pour l’environnement, ça crée du conflit et ce n’est juste pas moi. C’est une réaction à une peur ou à un écrasement que j’ai subi. Donc, la confiance en soi, c’est « ce que je suis, c’est bon ».

Alors, il y a plusieurs confiances. Il y a la confiance qui vient de la mère, c’est-à-dire, j’ai confiance dans mes sensations, le monde intérieur. Il y a des gens qui ont très confiance dans leurs sensations, mais qui ont aucune confiance dans leur capacité d’aller dehors, de faire des choses, de réaliser des épreuves, de réussir quelque chose. Là, il manque la confiance du père. Et puis, il y a des gens qui sont très capables de faire des défis incroyables, mais dès qu’ils ont un petit bobo à l’intérieur, ils sont paniqués. Ils ont peur d’être malades, d’avoir le cancer du sida. Tout devient tragique. Il manque la confiance liée au lien avec la mère. Normalement, je dois avoir une sécurité interne.  C’est-à-dire, je sais que mon corps fonctionne et je suis au courant et quand il arrive quelque chose, je suis avec et je s’écoute et puis je fais avec. Même des douleurs, je regarde ça et je peux fonctionner même avec une douleur. Ce n’est pas tragique, c’est pas la fin du monde. Et puis, pareil à l’extérieur, je fais des choses, il y a des épreuves, ça ne marche pas. Mais je continue, je refais, j’apprends et puis je continue, c’est le chemin même de la croissance.  Quand j’ai commencé à apprendre à marcher, je suis tombé. Quand vous avez appris le ski, combien de fois vous êtes tombé ? Combien de fois vous avez eu les pieds gelés ? Donc, la confiance, c’est ce que je suis et ce que je fais, c’est bon.  Et l’affirmation, c’est de cette confiance qu’il y a un acte par rapport aux autres pour dire : c’est ça que je suis, c’est ça que je veux, c’est ça qui est mon territoire. C’est ça que j’aime, c’est ça que je n’aime pas. Vous voyez, la différence, c’est le moyen, c’est la conséquence d’un contact avec mon niveau. Est-ce que j’ai le droit de m’affirmer ? J’ai peut-être avoir confiance dans ce que je sens et ce que je suis, mais je n’ai pas le droit de m’affirmer. Alors, c’est douloureux. Vous voyez, quelqu’un qui aime beaucoup danser, mais qui est dans un milieu très sectaire où la danse, c’est le diable. Ça va faire un… Il a confiance dans son corps, mais il va être interdit d’affirmer cette confiance. Vous voyez, la différence, il y en a un qui est un vecteur entre moi et l’extérieur, et l’autre, je sais que je saurais traverser des épreuves qui m’arrivent, ou que ce qui est en moi est une bonne chose, confiance dans ce que j’habite et confiance dans ma place dans le monde.

Voilà, c’est l’une, c’est une action, l’autre, c’est un état.

Merci. Donc là, il y a une autre question. Quand tu parles de j’ai le droit ou je n’ai pas le droit, c’est une notion de s’autoriser ou pas s’autoriser ? Et qu’est-ce qui fait qu’on s’autorise ou qu’on ne s’autorise pas ?

Alors, ta question est intéressante parce que s’autoriser, non, on ne peut pas s’autoriser. On peut faire ou pas faire, mais s’autoriser, c’est comme le droit. C’est quelque chose de plus collectif. Je m’autorise à griller un feu rouge ? Non, je le grille, mais j’en n’ai pas le droit. Si le policier est là, il va m’arrêter et il ne me donnera un procès-verbal. Je veux dire, on peut m’autoriser à griller un feu rouge, mais moi, je ne peux pas m’autoriser. Donc, cette autorisation, elle vient vraiment de deux choses. Est-ce qu’on m’a constamment dit que je n’avais pas le droit et ça, c’est le moins grave à la limite, parce que je vais pouvoir prouver que ce n’est pas vrai, mais le plus difficile, c’est si les autres souffrent, comment je vais m’autoriser, si mes enfants sont malades gravement, comment je vais aller au bal et pourtant, un copain arrive et dit, je t’ai pris une place là…Donc, si enfant, j’ai emmagasiné le fait que dans ma famille, dans mon clan, il n’y a pas eu ça, ils n’ont pas eu le droit de faire ça. Moi, je peux me forcer à le faire, mais je vais avoir des problèmes, je vais avoir des somatisations, je vais avoir des blocages, je vais me casser une jambe au moment où je vais commencer à faire ça. Je vais gagner de l’argent que mes parents n’ont pas eu, ils vont me brûler les doigts, on va me le voler où je vais le donner pour aider les autres. 

Avec ma volonté, je peux aller contre, mais c’est comme les malédictions dans les contes de fées (…) Oui, donc c’est bien de travailler, nettoyer, faire des offrandes aux ancêtres, rendez les heureux, il faut que l’inconscient l’accepte, c’est-à-dire si ma mère a manqué d’amour, je fais un petit rituel sur ma cheminée, avec une photo de ma mère, et je la mets avec un cœur, la vierge Marie, n’importe quoi, du coton, de la douceur des loukoums, du miel, du parfum : un endroit où je sens, ah, elle est bien, et là alors je serai libéré de cette prison, de la misère de ma mère, parce que c’est une question de l’inconscient, ils s’ont fout du vrai ou du faux. Quand je fais un rêve, je peux avoir plus peur que dans la réalité. Si je change le, comment s’est rangé dans ma tête l’inconscient, le messages transgénérationnel, tout à coup la liberté apparaît, et il n’y a plus d’obstacle à ce que je sois qui je suis,

Céline, qui te demande de préciser la notion de confiance innée et de confiance acquise ?

Alors, la question est un peu complexe, mais je vais la décomposer. La première chose, la confiance, il y a des âges particuliers.

Par exemple, au moment de ma naissance, je vais découvrir, ouvrir les yeux et découvrir le regard de l’autre. J’existe, est-ce que je suis accueilli ou pas ? Donc là, si je ne suis pas accueilli, je vais avoir l’impression d’être un intrus sur cette terre toute ma vie, le temps que je sois réparé.  Mais après, je vais commencer à demander, à avoir besoin, pas de demander à. On doit savoir pour moi. La mère, elle se réveille un tout petit peu avant que l’enfant pleure. Il y a un instinct qui fait que même si elle était à 3 km, si l’enfant a faim, « il faut que j’y aille, il a faim », et ses seins se mettent à couler, alors qu’elle était à 3 km, qu’elle n’a pas de signaux. Mais normalement, à ce moment-là, je dois être nourri sans que je demande. Si ça, ça s’est mal passé, j’aurais des difficultés à demander.  Même dire, vous avez l’heure, je n’arrivais pas. On doit savoir que j’ai besoin de savoir l’heure, ça ne veut qu’on…

Et après, je vais avoir la parole. La parole, c’est entre 6 et 8 ans. Si on m’a bloqué dans ma parole, là, j’aurais une difficulté avec la parole.  Donc, normalement, à tel âge, il va y avoir telle fonction, et si ça s’est bien passé, c’est à quel point cette fonction, je vais avoir confiance dans cette fonction. Par contre, si je suis refusé dans ma spontanéité, alors je vais devoir cocher les cases de ce qu’on attend de moi pour garder le lien, pour être à l’acceptation, en réprimant ce qui vient de moi.  Et donc, là même, si je coche les cases, il y a un niveau où je vais être coupé, je vais être, « ah, ça, c’est bien, mais j’aimerais être ailleurs ». Et quand je suis ailleurs, j’aimerais avoir une vie quand même puzzlo, où j’ai coché toutes les cases, mais il n’y a jamais l’un.  Ce que nous, on appelle la personnalité primaire, on est personnaliste secondaire, c’est adapté ou pas à l’environnement. Alors que la personne n’était primaire, elle est une sève qui irrigue chaque fonction de nous-mêmes.

Donc, normalement, si je suis accepté comme je suis, alors je vais cocher les cases de ce qu’on attend de moi. Ça, c’est des expériences de toutes les écoles qui respectent les rites, Montessori… Mes enfants étaient dans les écoles calendretes etc. Ces enfants-là sont des enfants très adaptables, curieux, harmonieux, parce que la vie est harmonique.  Si on n’embête pas la vie, elle s’harmonique.

Si on vient comprimer une ponction de la vie, ça va faire une répression ou une explosion.  Et en général, l’un et l’autre. Puisque c’est un peu comme si je boîte, si j’ai mal aux genoux, toute ma démarche va aller mal et peut-être je vais avoir mal à l’épaule en réaction à un déséquilibre de mon corps. Donc, s’il y a… Voilà, remplir les cases bien naturellement si on a respecté mon rythme. Mais souvent, pour l’éducation Il faut que tous les enfants apprennent ça. On n’a pas le même rythme.

Donc, si on respecte… La nature de la personne ne veut pas dire laisser tout faire comme actuellement et l’éducation, c’est une catastrophe. C’est canaliser l’énergie de vie, mais en respectant les rythmes. Alors les cases, elles seront cochées. À leur rythme, elles seront cochées. Voilà.

Une question de Marie-Line, comment être certain que notre existence est le reflet de notre moi ?

Votre moi est un outil, votre moi c’est le bateau sur rivière de la vie, mais votre vie doit être le reflet pas de votre moi, votre vie doit être le reflet de votre âme, et pour que l’âme s’exprime il faut un moi fort, Jésus avait un mois fort, Bouddah avait un moi fort, Shri Robindo avait un moi fort, Thérèse Davila avait un moi fort, tous ces grands noms extraordinaires avaient des mois forts, Van Gogh n’avait pas un moi fort, c’était terrible pour lui, il était traversé par une beauté. Donc le moi, il est l’outil pour permettre à l’âme de prendre de plein fouet le courant de vie pour être qu’il allait, pour exprimer, pas qu’il allait, pour exprimer ce qu’elle est, ce qui est un immense mystère et finit, donc c’est cette âme-là, quand vous avez l’âme et satisfaite, ça vous fait une joie paisible et un plaisir d’encore, pas une joie excitée, ah ça y est défendu, ah ça c’est bien, là j’ai bien fait, et une sorte de béatitude, tranquillité paisible, joyeuse.

Voilà, donc le vrai bonheur c’est que l’âme, ça firme, et l’âme se réalise. La richesse, tout ça secondaire, on est quelquefois beaucoup plus heureux avec un quignon de pain, deux copains au sommet d’une falaise, à regarder un paysage magnifique, que dans un Hilton quatre étoiles avec cinq serveurs … Donc quand votre coeur à cette joie paisible, vous avez répondu aux besoins de votre âme. Voilà, mais le moi et l’outil, si vous le fortifiez pas et vous le respectez pas, si vous le respectez pas vous allez épuiser, si vous le fortifiez pas vous n’auriez pas la capacité d’exprimer votre âme.

La dernière question qui est posée par David : « pourquoi, malgré les connaissances, les émotions et l’image acquises de moi font à ce que je me sens pas dans ma peau, car lorsque je parle en public, je suis comme un robot incapable de sourire à cause d’une infirmité. Que faire ? »

Je vous ai donné plein de clés, je ne peux pas répondre, je ne vous connais pas. J’ai donné plein de clés qui font l’empêchement. Quel est le regard ? Parce que l’infirmité est secondaire.  Je ne sais pas qui… Il y a eu un gars qui était coach, qui est venu faire une conférence une fois dans un de nos colloques, je ne me rappelle plus qui c’était. Et il avait eu la polio très jeune. Mais on n’a jamais considéré qu’il était infirme dans la famille. Donc, l’infirmité, c’est lié à la comparaison et au regard de l’autre. Mais j’ai aucune idée de… J

‘ai donné plein de clés, pas de clés, de direction de ce qui empêche de parler. Mais la clé quand même, toujours, c’est la peur de perdre le lien. Le lien du clan, si moi, je réussis là où le clan a raté, je vais être exclu. Le lien direct, mes parents me rejetaient quand je parlais. Constamment, il y a le où, le lien, il ne m’a accepté que quand j’étais un enfance âge. Mais je ne peux pas vous dire, je ne peux pas répondre. Je peux vous dire que la clé de la parole, c’est à huit ans, mais c’est peut-être… C’est aussi, j’ai parlé l’angoisse ici. La parole, le chakra de la gorge, c’est l’expression de qui je suis.  La parole, on entend dans la voix de quelqu’un qui l’est. Vous voyez, au téléphone, on sent s’il est triste, s’il est paniqué, s’il est tranquille. Donc, je ne peux pas vous répondre, mais… Le thérapeute, il est comme Sherlock Holmes, il cherche et tout à coup, ça se résout. Mais je ne peux pas vous répondre.

En tout cas, n voit que, malgré votre analyse mentale, malgré vos efforts, il y a quelque chose de plus fort. C’est ce que je racontais depuis le début.  Si on libère dans le système corporel et dans le système végétatif, c’est libéré complètement. Si on fait avec la volonté, c’est comme un élastique, on le tire. Et dès qu’on a un peu inattention, il revient à son point de départ. La thérapie avec la volonté, c’est compliqué. Mais l’ouverture à l’énergie va nous ouvrir à plus grand et va nous porter pour faire ce qu’on a fait. Voilà.

Merci à tous. Donc je vous rappelle que le stage sur ce thème aura lieu dans le stage de quatre jours du 6 au 9 février prochain, donc avec François, François Levin, où vous pourrez expérimenter, on va dire, corporellement aussi plusieurs outils et regarder un petit peu comment ça peut agir en profondeur et sentir surtout comment ça peut agir en profondeur.  En tout cas, merci beaucoup d’avoir participé à ce webinaire et au plaisir de vous retrouver lors d’un prochain webinaire au mois de février.

C’est pas juste expérimenter. C’est découvrir la puissance du moi.  On fait des expériences, mais pas ces expériences. Il y a ce miracle de la puissance du moi qui est là, c’est assez merveilleux chaque fois. C’est ça qui est la beauté de ce métier. On travaille avec le courant vivant et c’est toujours des cadeaux de ce qui est merveilleux. Voilà !

Merci et bonsoir à tous.

Oui, bonsoir. Bonne route sur votre chemin de vie.