Cas d’école

Fabrice jour à la boxe

Fabrice est ouvrier agricole. Il se plaint de l’absurdité de l’exploitation agricole où il travaille. Il dit qu’il se sent démuni, alors qu’il est évident que son corps est plein de puissance. Il est intelligent, il a une forte musculature, il a un corps rond, un regard fuyant et parle toujours en maugréant. Il pourrait certainement, avec ses qualités, avoir une situation sociale bien meilleure. Dans notre lecture du corps, il est clair qu’il est prisonnier du monde de la mère. Nourri, mais sans droit à l’indépendance et à la liberté.

Le thérapeute effectue un massage des axes qui sont connectés au pouvoir masculin transmis par le père. Fabrice, réticent au début car il aurait aimé un massage plus confortable, se sent tout à coup se dérouler et se redresser. Surpris, il se met à l’écoute de son corps. Il ressent une force inconnue l’habiter. Il ressent qu’il a le pouvoir d’habiter ses muscles. Étonné, il se met à rire de plaisir. Quand il se relève, il se met spontanément à faire des passes de boxeur, prenant plaisir comme un enfant à explorer le pouvoir de son corps.

On voit que, quelquefois, même une capacité évidente est inatteignable par la personne. C’était le cas de Fabrice. D’autre fois, quand l’enfance n’a pas été suffisamment nourrissante et soutenante, le pouvoir manque vraiment. Il faut alors recréer un passé suffisamment bon et construire ce qui n’a pas été développé. C’est un long travail, qui nécessite de la régularité. Mais il est toujours si étonnant de voir comment les corps peuvent changer : en se reconnectant à l’âme et à la lumière intérieure, ils deviennent rayonnants et harmonieux.

 

Extrait du livre « La psychologie biodynamique. Une thérapie qui donne la parole à son corps ». Par François Lewin avec Miriam Gablier. Le courrier du livre.

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