Constellations familiales et dynamiques systémiques

Dans ce webinaire, Rubens Kignel, psychothérapeute biodynamique brésilien, présente sa vision des dynamiques systémiques issues du travail de constellation familiale. Il explique comment chaque famille fonctionne comme une « constellation » : un ensemble de relations, de rôles et de mémoires — parfois invisibles — qui continuent d’influencer notre vie d’adulte. À travers la mise en scène du système et la résonance entre les personnes, il devient possible de révéler les dynamiques cachées, de trouver une place intérieure plus juste et d’ouvrir un véritable chemin de guérison.

Webinaire animé par Dominique Gutierrez

Les 6 points clés du webinaire

1. Le concept de constellation : rendre visible l’invisible

Rubens utilise le mot « constellation » dans un sens simple : comme une forme organisée, à l’image des étoiles.
Chaque famille crée une structure systémique unique : positions à table, répartition des rôles, espace domestique, manières de se relier… tout cela forme une « constellation » qui influence profondément les membres du système.
L’objectif du travail thérapeutique : rendre visibles ces formes invisibles.

2. La dynamique systémique intérieure : notre cerveau reproduit notre histoire

Selon Rubens, chacun porte une organisation cérébrale et corporelle qui résonne avec son histoire familiale.
C’est pourquoi nous percevons souvent le monde extérieur comme si il fonctionnait selon les mêmes règles que notre passé (ex. peur d’être rejeté, attentes implicites, loyautés).
La thérapie systémique permet de voir cette organisation intérieure projetée à l’extérieur et donc de s’en libérer.

3. Le champ morphogénétique : une mémoire transgénérationnelle active

Rubens introduit la notion de champ morphogénétique : un champ d’informations invisible reliant les membres d’une famille à travers les générations.
Ce champ porte :

  • traumatismes non résolus

  • secrets

  • loyautés

  • émotions anciennes
    Les représentants ressentent ces informations non pas comme un jeu de rôle mais comme une résonance humaine authentique.

4. Le rôle de l’inconfort : dire la vérité du système

Rubens insiste :
On ne cherche pas à rendre le système confortable.
– On accueille et on expose l’inconfort, car il révèle ce qui est réellement présent.
Les émotions éprouvées par les représentants (colère, tristesse, lourdeur…) témoignent d’une réalité du système, et non d’un « théâtre ».
La vérité émotionnelle est la porte d’entrée du changement.

5. Le mouvement vers la guérison : trouver la “place correcte”

La transformation survient lorsque l’on introduit des mouvements précis dans le système (déplacer un représentant, modifier une posture…).
Ces ajustements permettent de :

  • relâcher la rigidité du système

  • ouvrir de nouvelles perspectives

  • créer une mémoire émotionnelle nouvelle (« si cela avait été ainsi, j’aurais pu… »)
    La « place correcte » n’est pas une règle universelle, mais une position intérieure et relationnelle où chaque membre se sent juste et légitime.

6. L’importance des mythes culturels et des histoires collectives

Rubens souligne le poids de représentations culturelles anciennes (ex. femme soumise, homme pourvoyeur).
Ces mythes influencent encore aujourd’hui la manière dont les membres d’une famille occupent leurs rôles.
Le travail systémique permet de se libérer de ces déterminismes, de reconnaître ce qui appartient à l’histoire collective et de choisir une position personnelle plus authentique.