Ecole de Psychologie Biodynamique https://psychologie-biodynamique.com Formation thérapeutes Montpellier Lyon Paris Tue, 06 Dec 2022 08:59:58 +0000 fr-FR hourly 1 https://psychologie-biodynamique.com/wp-content/uploads/2022/09/cropped-cropped-logo-32x32.jpeg Ecole de Psychologie Biodynamique https://psychologie-biodynamique.com 32 32 Journée d’étude de la FF2P entre corps et psyché https://psychologie-biodynamique.com/journee-ff2p/ https://psychologie-biodynamique.com/journee-ff2p/#respond Mon, 05 Dec 2022 17:47:18 +0000 https://psychologie-biodynamique.com/?p=612909

Environ 70 participants, thérapeutes de divers horizons, ont participé ce 18 novembre 2022 à la journée d’étude organisée par la fédération française de psychanalyse et de psychothérapie sur le thème : « entre corps et psyché. »

conférence à la FF2P

Christiane Lewin a représenté l’Ecole en tant qu’invité et Ljupčo Kostadinovski (sur la photo) comme animateur, membre  de la commission événementielle de la FF2P.

Christiane Lewin, en tant que co-fondatrice de l’Ecole de Psychologie Biodynamique,
a participé à la table ronde avec Michel Schittecate représentant européen de la Somatic Experiencing. Chacun d’eux a présenté son travail lié aux traumatismes en lien avec les différentes crises que nous traversons : sanitaires, écologiques et économiques.
L’importance de l’ancrage et de l’enracinement ont été mis en avant par chacun d’eux.

Christiane a notamment évoqué la notion de « somatic compromise solution », qui parle de la capacité du corps à digérer au sens propre et figuré les émotions et les effets du stress.

Certains concepts développés par la Psychologie Biodynamique ont pu trouver une place de choix dans cette journée, notamment par une expérimentation lors d’un atelier que Christiane a animé avec la participation de nombreux thérapeutes. 

D’autres méthodes psychocorporelles ont également été présentées lors d’ateliers avec notamment un travail sur la naissance et son empreinte présenté par Claire d’Hennezel. 
Cette journée s’est passée dans un respect mutuel, quelle que soit la méthode utilisée par chacun, en s’enrichissant de nos différences.

Les thérapeutes présents ont pu ainsi connaître sous un nouvel aspect certains points de vue déjà connus ou rencontrés dans un espace riche de partages humains et de rencontres. 

Nous remercions les biodynamiciens présents à cette journée et particulièrement Carla Miqueles Acevedo et Gautier Pidou pour les photos qu’ils ont transmises.

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Karin retrouve ses mains https://psychologie-biodynamique.com/karin-retrouve-ses-mains/ https://psychologie-biodynamique.com/karin-retrouve-ses-mains/#respond Fri, 02 Dec 2022 09:31:14 +0000 https://psychologie-biodynamique.com/?p=612803

Dans un groupe de formation, le thérapeute propose de démontrer comment amplifier la respiration. Karin se propose pour la démonstration. C’est une personne souriante, aux yeux aimants, grands ouverts. Elle a un corps harmonieux, lumineux, mais très gracile, comme sous-nourri. Ses bras sont très fins. Le thérapeute lui propose de s’allonger, de fermer les yeux et de se laisser ressentir comment elle respire, sans chercher à changer quoi que ce soit. Sa respiration ne se fait que dans le haut de la poitrine, à la hauteur des clavicules.

Le thérapeute pose ses mains sur le matelas à hauteur de son diaphragme, et avec deux doigts de chaque côté sous les bords du thorax il exerce une légère pression vers le haut pour inciter les côtes flottantes à respirer. La respiration de Karin descend un peu vers le ventre. Lorsque le thérapeute lui demande comment elle se sent, elle répond : « Ça m’étouffe. » Il est clair que ce n’est pas ce mouvement délicat qui invite la respiration qui étouffe Karin, mais une mémoire qui s’est activée.

Le thérapeute lui demande qui l’étouffe. Karin répond «ma mère». «Que voulez-vous lui dire?» «Va-t’en.» Cette réponse spontanée qui semble régler le problème, ne peut pourtant tenir, à terme. La solution est rarement blanche ou noire: ici, pour Karin, envahissement ou coupure. Car nous avons en nous nos ancêtres, que ce soit par les gènes ou par l’inconscient transgéné- rationnel. Pour un être humain, se couper de ses racines affaiblit grandement. Il faut trouver une manière qui permette la liberté en conservant le lien, sans qu’ils soient opposés. Le thérapeute demande à Karin quelle attitude devrait adopter sa mère pour que ce soit agréable et non étouffant pour elle. Karin explique au thérapeute qu’elle doit lui laisser de l’espace et ne pas toujours la contrôler. Le thérapeute dit: «Dites-le lui directement.

– Tu dois me laisser mon espace.
– Comment réagit-elle?
– Elle se met à distance.
– Laissez-vous sentir ce qui se passe dans votre corps. »

Alors Karin commence à écarter doucement ses bras en accompagnement de la respiration. Le thérapeute encourage ce mouvement, qui fait comme des battements d’ailes. Puis, petit à petit, dans le silence, Karin soulève ses bras et bouge ses mains dans une sorte de danse exploratoire. Ce moment dure plusieurs minutes, où tout le groupe est suspendu à l’intensité qui se dégage des mouvements de Karin. Ils prennent de l’ampleur, ses épaules deviennent mobiles. Et Karin dit, émue et souriante, tout en continuant à explorer les mouvements qui agitent ses bras jusqu’à ses doigts: «Mes mains, j’ai retrouvé mes mains.» Et soudain, elle se met à rire aux éclats, dans une joie qui se communique à tout le groupe.

Dans cet exemple, la légère modification de la respiration a fait prendre conscience à Karin combien sa vie était restreinte. À travers son expérience en régression, elle a pu à la fois imaginer un autre positionnement face à sa mère et retrouver le plaisir dans ses mains. On peut remarquer la progression qui part de la sensation d’étouffement de Karin, qui se relie à une situation bloquée de rage et de tristesse avec sa mère, puis une solution dite au thérapeute, ensuite affirmée directement à sa mère comme si elle était dans la pièce. Enfin un mouvement spontané gouverné par l’énergie libérée.

Extrait du livre « La psychologie biodynamique. Une thérapie qui donne la parole à son corps ». Par François Lewin et Miriam Gablier.  Le courrier du livre. 

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Je ne peux pas faire mieux que toi là où tu as souffert https://psychologie-biodynamique.com/je-ne-peux-pas-faire-mieux-que-toi-la-ou-tu-as-souffert/ https://psychologie-biodynamique.com/je-ne-peux-pas-faire-mieux-que-toi-la-ou-tu-as-souffert/#respond Thu, 03 Nov 2022 11:41:08 +0000 https://psychologie-biodynamique.com/?p=612074

Lorsqu’un enfant bat son père au ping-pong, il est très joyeux. Sauf si son père souffre d’un handicap physique. Alors, dans ce cas, l’enfant ratera la balle de match, voulant faire croire au père qu’il a eu la capacité de gagner malgré son handicap.

L’enfant recherche une cohérence et un ordre des choses. Les parents, qui sont avant lui sur terre, doivent être satisfaits avant lui.

Élisabeth vient consulter, car depuis qu’elle a obtenu le poste de ses rêves, où elle devrait pouvoir déployer toute sa créativité, elle ne se reconnaît plus. Elle n’est plus concentrée, fait des erreurs, répond de travers. D’habitude, elle est efficace et travaille sans problème. La différence est que c’est la première fois qu’elle a un travail qui ne soit pas qu’un gagne-pain.

En regardant sa lignée, on voit que sa grand-mère avait renoncé à être chanteuse pour rester femme au foyer, et que sa mère n’avait fait que des travaux en dessous de ses capacités, car elle suivait son mari qui, pour sa propre profession, changeait souvent de région.

Un interdit inconscient lui refusait le droit de profiter de sa chance, car deux générations de femmes s’étaient sacrifiées avant elle. Cela aurait été comme participer à un festin quand on sait que sa famille meurt de faim.

Dans ce cas-là encore, on voit que le tabou saisit la personne. Il n’est ni conscient ni volontaire.

Extrait du livre « La psychologie biodynamique. Une thérapie qui donne la parole à son corps ». Par François Lewin et Miriam Gablier.  Le courrier du livre. 

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Conférence internationale sur Gerda Boyesen https://psychologie-biodynamique.com/conference-internationale-sur-gerda-boyesen/ https://psychologie-biodynamique.com/conference-internationale-sur-gerda-boyesen/#respond Thu, 03 Nov 2022 10:47:31 +0000 https://psychologie-biodynamique.com/?p=612061
conférence gerda
Une conférence internationale en ligne aura lieu les 12 et 13 novembre à l’occasion du centenaire de la naissance de Gerda Boyesen. Elle est organisée bénévolement par Nicky Smout, Rubens Kignel et Anat Ben-Israel.

« Notre objectif est de nouer des liens internationaux avec des collègues et de partager comment Gerda nous a inspirés personnellement et professionnellement », précise l’équipe organisatrice.

Le programme inclut les témoignages de formateurs tels que Ebba Boyesen, Michel Heller, Christiane Lewin ou Carlien van Heel. Chaque école aura un temps pour se présenter. Des temps de méditation, de musique et de mouvements sont également prévus. Cette conférence est entièrement gratuite. Vous pouvez vous inscrire en suivant le lien ci-dessous.

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suivi de groupe L22 https://psychologie-biodynamique.com/suivi-de-groupe-l22/ https://psychologie-biodynamique.com/suivi-de-groupe-l22/#respond Wed, 26 Oct 2022 07:35:36 +0000 https://psychologie-biodynamique.com/?p=611800 https://psychologie-biodynamique.com/suivi-de-groupe-l22/feed/ 0 De la rencontre du père à l’indépendance https://psychologie-biodynamique.com/de-la-rencontre-du-pere-a-lindependance/ https://psychologie-biodynamique.com/de-la-rencontre-du-pere-a-lindependance/#respond Wed, 28 Sep 2022 18:00:54 +0000 https://test.psychologie-biodynamique.com/?p=610901

De la rencontre du père à l’indépendance

Dans notre société en transformation, les places de chacun sont profondément bousculées. Cela touche particulièrement les rôles parentaux, pouvant nous faire croire qu’à l’extrême ces rôles ne sont que des conventions socio-culturelles qui pourraient être interchangeables. Pourtant toutes les recherches sur l’enfant le confirment le bon sens : les deux rôles sont profondément polarisés, à la fois par notre biologie et par notre psychologie. L’enfant attend de chacun des clés et des actes différents.

Les parents

Tous les mammifères ont un instinct parental puissant. Ainsi les parents, indépendamment de leur savoir intellectuel, vont être saisis par l’archétype « Mère » ou « Père » en face de leur bébé. Ce déclenchement de la fonction parentale est incroyablement influent, il agit même dans des relations inter-espèces. On voit par exemple dans la nature, des animaux prendre soin de petits d’une autre espèce. Et lorsque l’enfant pleure, le chien vient faire le bon parent à côté du landau. La nature a donc prévu que le petit ait ses besoins satisfaits par les adultes qui l’entourent. Par la suite, celui-ci découvre que les forces agissantes chez ses parents sont des forces spirituelles présentes autour de lui. Ainsi, lorsque les besoins de l’enfant sont naturellement remplis par des parents, il pourra ensuite ressentir les archétypes qui le guident et le nourrissent autour de lui. L’enfant doit donc être entouré par au moins deux acteurs, l’un féminin et l’autre masculin, qui vont être investis de ses archétypes parentaux, sachant plus ou moins bien jouer leur rôle. Nous avons besoin d’un parent qui dit « Non » et un qui dit « Oui », un qui fait la structure et un qui fait l’amour, un qui dit « Vas y fonce », l’autre qui dit « Prends soin de toi ».

Le père permet une ouverture sur le monde avec confiance

Pendant la grossesse, le père attire déjà l’attention du bébé vers la périphérie au travers de sa présence ou de sa voix. Par sa simple existence, le père détache le bébé de la mère. De plus, étant moins lié organiquement, il saura amener chez l’enfant de la distanciation face à ses problèmes de jouet cassé, de bobos ou autres difficultés quotidiennes. L’enfant a besoin d’aide pour dépasser le drame et remettre les choses en perspective. Le père va d’une part, apprendre à l’enfant à ne pas être obnubilé par les détails affectifs de sa vie et à ouvrir son regard sur une dimension plus grande. Il va d’autre part, valoriser la capacité de l’enfant à surmonter les obstacles, lui faisant contacter sa force et trouver une confiance en lui au travers des difficultés et des jeux que la vie lui présente. Il entraîne l’enfant à la découverte du monde. En polarité avec la Mère qui va spontanément protéger le fragile, consoler, le Père va stimuler le pouvoir de l’enfant à se confronter au monde et à surpasser les épreuves.

Parole du père, enfant libre

Il est assez flagrant de constater combien les paroles du Père sont écoutées et actives. Par exemple au coucher, alors qu’à chaque commandement de la Mère d’aller au lit, l’enfant a pu trouver un dernier besoin (pipi, à boire,…), une seule phrase du Père induit souvent une mise en oeuvre instantanée. De plus, par sa parole, le père structure les données, et explique le monde à l’enfant. Il lui apprend à comprendre, à développer une clarté structurelle et à anticiper. Son discours va donner des clés et des cartes, pour qu’il sache aller à l’aventure ou intégrer les difficultés. Il ne s’occupe pas tant du contenu que de la cohérence et de la structure. Par exemple, une patiente raconte que jeune fille elle a été agressée par un pervers dans un parking. Rentrée à la maison toute émotionnée et elle l’a dit à ses parents. Heureusement le père lui a dit « Tous les hommes ne sont pas comme ça, cet homme est malade. » Cette phrase l’a libérée. Bien sûr, le père doit pouvoir consoler, mais l’enfant a besoin qu’il pose des repères, des limites et des valeurs qui lui permettent de s’orienter et d’agir.

Des valeurs au projet de vie avec le père

Vivre sans vision et sans accomplissements cohérents est difficile. L’enfant a besoin d’avoir la certitude que ce qu’il fait est bien et qu’il y a une direction pour sa route, claire et sans ambiguïté. Le père va donner quelque chose qui va être non pas la base, mais le projet, non pas la capacité à être vivant, mais la capacité à grandir, évoluer (ex-voltere, sortir de la roue, du cercle), aller dans l’inconnu… volontairement. Le père différencie ses enfants, il voit chaque enfant dans son potentiel et dans son unicité. Il les reconnaît et contribue à mettre en évidence leur idéal de vie. Le père élève, dans le sens le plus propre du terme, il donne une valeur.

Le travail sur le père en Psychologie Biodynamique

La Psychologie Biodynamique a développé à la fois des grilles de diagnostic et des outils pour travailler sur les traces laissées par les défaillances parentales. Elle connaît les zones d’impact de ces fonctions sur l’organisme de l’enfant, à la fois au niveau physiologique et psychologique. Par exemple, pour suivre le père dans le monde, l’enfant a besoin de ses jambes plus que de ses bras, qui sont plus utilisés pour prendre ce que la mère donne. La qualité des muscles des jambes d’une personne nous raconte, en partie, l’histoire relationnelle avec son père. A partir d’un diagnostic, un travail en massage ou en mobilisation corporelle peut être développé. A un autre niveau, nous pouvons voir par exemple que les absences de clarté mentale, de projets, une difficulté à aller dans l’inconnu, sont liées à la relation avec le père. Le thérapeute pourra proposer des visualisations, des mises en situation, un travail sur la voix ou sur la posture pour venir travailler la défaillance paternelle. Il cherchera à mettre le patient en contact avec son archétype « père » afin qu’il puisse le trouver dans le monde.

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La maladie, une alliée non désirée ? https://psychologie-biodynamique.com/la-maladie-une-alliee-non-desiree/ https://psychologie-biodynamique.com/la-maladie-une-alliee-non-desiree/#respond Wed, 28 Sep 2022 17:53:35 +0000 https://test.psychologie-biodynamique.com/?p=610896

La maladie, une alliée non désirée ?

La santé est un bien précieux souhaité par tous. La maladie inconfortable, source de peine et de douleur, percute notre routine et nous demande de modifier notre organisation. Pourtant derrière ces aspects dérangeants et désagréables, nous avons tendance à négliger son utilité, ses fonctions et ses messages. La maladie peut être là, entre autre, pour nous éviter de trop souffrir psychiquement, et pour nous appeler à mieux écouter notre âme. C’est une alliée encombrante, non désirée, mais qui peut être correctrice et initiatique.

Le corps peut soulager la souffrance psychique

Face à une perte trop grave, un conflit insoluble, une souffrance récurrente, le corps inhibe les perceptions liées à ces situations pour soulager l’Etre. Le conflit passe alors du niveau psychologique au niveau physiologique. Ce processus va atteindre une fonction corporelle : le système digestif, le rythme cardiaque, la vision… qui va se retrouver perturbée dans son fonctionnement et pourra engendrer une somatisation. Les symptômes physiologiques ou les maladies qui apparaîtront seront le résultat de cet effort du corps pour réduire et résoudre la souffrance psychique. Au cours de notre pratique thérapeutique, cette émergence du sens est fréquente.

Pour illustrer ceci, voici deux exemples. Un adulte, lors d’une séance de Végétothérapie (technique d’amplification des signaux corporels et émotionnels) retrouve les sensations initiales qui ont amenées la surdité de son oreille droite. Il lui vient à la mémoire cette période où enfant, sa famille était plongée dans un conflit qui générait beaucoup de cris quotidiens. Il prend conscience alors que cette surdité lui permettait de dormir l’oreille saine sur l’oreiller avec l’autre devenue sourde pour ne pas entendre les cris.

Un autre cas, une petite fille de 11 ans avait une à deux fois par jour, de soudaines absences. Deux ans plus tôt, elle avait eu une méningite. Il apparaît que le couple parental est constamment en menace de séparation. Notre analyse était que cette situation d’incertitude insupportable pour l’enfant, a tout d’abord créé l’inflammation des méninges par sur-activation du cerveau en quête de solution. Son corps a ensuite trouvé la solution de décrocher de la situation en s’absentant. Le travail a été de mettre en conscience la souffrance face à cette insécurité, et de trouver d’autres issues de secours. A la question « Est-ce qu’il y a un moment où tu es très heureuse en famille ? », la réponse immédiate a été « En vacances en Savoie ». Trois alternatives aux absences ont alors été expérimentées avec l’enfant : penser à la Savoie en respirant les yeux fermés pour ressentir le plaisir de ses vacances, s’isoler pour laisser sortir sa rage en frappant un coussin de toute sa force, ou encore exprimer aux parents « J’ai mal quand vous vous disputez ». A la séance de contrôle cet enfant n’avait quasiment plus d’absences. A la question « Qu’as-tu utilisé? », elle répondit « Les vacances en Savoie ».

La maladie nous indique la nécessité d’un changement

La maladie se manifeste sur notre chemin d’évolution pour nous aider à adopter de nouveaux fonctionnements, quelquefois en opposition avec nos attitudes habituelles. Nous recevons des patients très actifs qui perdent leur capacité à se dépenser (fatigue, jambe cassée, maladie…). Cet empêchement les invite alors à découvrir un espace plus intériorisé et à apprendre à mieux écouter leurs limites et leur besoin réels. Une dépression qui rend toutes choses sans goût peut laisser la place à une contemplation profonde et un re-alignement sur de nouvelles valeurs. Si l’on regarde la maladie dans ce qu’elle nous invite à, ou nous empêche de faire, elle est alors un aiguillon pour se transformer. Quand quelque chose de nouveau apparaît dans nos fonctionnements, cela peut paraître étrange. C’est souvent vécu comme une anomalie. Ce changement impose un lâcher prise des vieilles habitudes et l’acceptation des nouvelles données. Sachant limiter nos excès, ou au contraire, nous forcer à explorer une réalité par delà nos limitations et notre caractère, la maladie permet souvent de franchir des étapes importantes pour notre évolution. Elle est à la fois un garde-fou et un guide.

La Psychologie Biodynamique, à l’écoute de l’âme dans le corps

L’émergence du sens des symptômes est une porte pour guérir les marques des souffrances, oubliées et gravées dans le corps et pour retrouver le mystère intérieur qui cherche à éclore. La psychologie Biodynamique par son regard intégratif et sa compréhension des liens psyché-soma, cherchera à entendre dans les « maux » un appel de l’Etre et un potentiel pour une transformation. Le thérapeute biodynamique est formé à percevoir l’émotion contenue dans les tissus. Tel une sage femme, il accueille l’émergence des matériaux enfouis, pour permettre au noyau sain de s’épanouir. Les outils tel que les Massages Biodynamiques, la Végétothérapie, les Rêves Eveillés, les mobilisations corporelles, accompagnés de la compréhension Biodynamique des processus du vivant, permettront la clôture de cycles émotionnels restés en suspens et l’apparition d’une profondeur parfois insoupçonnée. Le symptôme, d’obstacle encombrant, se transforme en indicateur aidant et stimulant, jusqu’à sa disparition complète s’il n’a plus lieu d’être.

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Psychologie Biodynamique : une vision globale de la personne https://psychologie-biodynamique.com/psychologie-biodynamique-une-vision-globale-de-la-personne/ https://psychologie-biodynamique.com/psychologie-biodynamique-une-vision-globale-de-la-personne/#respond Wed, 28 Sep 2022 17:48:01 +0000 https://test.psychologie-biodynamique.com/?p=610888

Psychologie Biodynamique : une vision globale de la personne

La Psychologie Biodynamique est une approche qui prend en compte l’Être dans sa globalité corps-énergie-esprit. Son objectif thérapeutique est d’aider l’individu à retrouver la pulsation de vie. Il s’agit de re-connecter le noyau sain de la personne afin de lui permettre de se re-développer pour mieux rayonner. Ainsi, progressivement les dysfonctionnements s’atténuent ou disparaissent.

C’est à la fois une thérapie psycho-corporelle mise en œuvre par des techniques psycho-corporelles et des massages, et également une « philosophie » de la vie, respectueuse du potentiel de vie et de créativité de chacun qui permet de comprendre les processus de fonctionnement de l’Etre (et des organisations) dans une approche optimiste et prometteuse.

La Psychologie Biodynamique a été élaborée par la Norvégienne GERDA BOYESEN, Physiothérapeute et Psychologue clinicienne qui a découvert une fonction particulière du système neuro végétatif (ou système nerveux autonome), qu’elle a nommé le « Psychopéritaltisme », véritable pont entre « Psyché et Soma », (1)

Ce mécanisme que le corps a dans sa propre organisation, intervient dans la régulation des tensions émotionnelles et corporelles, pour dissoudre et digérer les différents traumas accumulés (stress, émotions…). Mais lorsque le stress ou les charges émotionnelles dépassent les capacités de cette « digestion », cette fonction est altérée et laisse place aux somatisations et aux pathologies.

Ainsi notre corps est chargé de notre histoire. Par exemple, un enfant qui est souvent puni lorsqu’il exprime sa colère, peut la retenir définitivement par des tensions musculaires chroniques qui demeureront dans son corps d’adulte (armure musculaire). Ce processus de rétention devient partie de sa personnalité, car il finit par ne plus sentir sa colère (structure caractérielle névrotique).

Le travail du thérapeute psycho-corporel biodynamicien va être de chercher à dénouer cette Histoire inscrite et enkystée dans le corps afin de libérer le potentiel bloqué et oublié.

Au cours d’une séance :

La présence sensible et tranquille du thérapeute est fondamentale pour permettre au patient l’expression de l’énergie profonde. C’est d’abord une relation qui privilégie le senti et le ressenti, à l’écoute des besoins de régulation dont notre corps est en demande. Respecter sa fatigue, s’autoriser des limites, sentir le besoin de ne rien faire ou exprimer le trop plein puis simplement écouter la vibration énergétique à l’intérieur de notre organisme pour retrouver sa vitalité et son bien être autonome.

L’objectif d’une séance thérapeutique est de trouver les moyens d’accompagner le client à s’ouvrir à l’énergie de vie et au plaisir (vitalité pulsatoire… cellulaire, musculaire, etc.) mais sur ce chemin, il rencontrera très souvent les douleurs ou traumas qui avaient nécessité qu’il se coupe de lui même. Quand des émotions émergent, le patient pourra trouver à revivre en son corps sa rage, son désespoir, ses douleurs, sa joie, son amour. Le thérapeute psycho-corporel sera là pour accompagner vers la guérison en réparant l’expérience difficile par son savoir faire.

Il ne s’agira donc pas de « fouiller » le passé en se fixant sur les traumas, mais de les traverser accompagné pour permettre au noyau profond de reprendre peu à peu l’importance qu’il n’aurait jamais dû perdre.

Le thérapeute aide le patient à passer sous ses résistances pour grandir à son rythme, re-traverser dans son corps les manques affectifs et les rigidités posturales pour retrouver la liberté et la spontanéité originelle. La Psychologie Biodynamique aborde le symptôme comme une opportunité de restaurer l’unité corps/esprit et rencontrer son être véritable.

Quand les rigidifications sont très grandes, la succession des séances permettra d’apprivoiser les défenses du patient, pour qu’il trouve la réparation à son rythme le plus confortable.

Résultats : La Psychologie Biodynamique est une approche qui révèle la personnalité essentielle de l’individu, en développant le processus d’autorégulation et d’autoguérison.

La PSYCHOLOGIE BIODYNAMIQUE amène :

– Plus de conscience : la libération de l’énergie vivante permet d’ouvrir aux « mémoires » de l’humanité et de développer :

– l’efficacité intellectuelle (libération physiologique des synapses)

– l’intuition (ouverture de l’instinct, contact avec les archétypes)

– l’élargissement de la conscience

– plus de plaisir : La réappropriation de la sensibilité corporelle permet à chaque personne de ressentir en elle même la vie circulante (courants énergétiques) amenant un bien être autonome autant dans l’action que dans le repos. Les stimulations de la vie, épreuves ou plaisirs, résonnent dans ces conditions avec la dynamique vivante de la personne.

– plus de souplesse : La confiance qui s’installe dans la sagesse de la vie permet d’accepter l’inattendu avec curiosité et créativité. Le rééquilibrage sensibilité/contrôle permet de danser sa vie.

– plus de santé : Le développement des processus d’autorégulation, le contact avec la joie de vivre, la connaissance de nos limites permettent à l’organisme des processus d’autoguérison et de croissance harmonieuse. L’écoute et la compréhension des besoins essentiels psychiques et physiques sont les garants d’une énergie renouvelée.

Le thérapeute Biodynamicien ne peut prévoir ce que deviendra son client. De quel droit le déciderait-il ? Bien souvent, ce qu’on croyait être une pathologie était un trésor non-autorisé, qui s’auto-sabotait par hyper-adaptation aux parents, aux exigences du social. … Le thérapeute peut alors permettre de faire émerger le « soi » véritable et libérer l’individu d’un rôle qui n’était pas le sien.

Le Biodynamicien s’attachera à aider le corps à retrouver sa sécurité intérieure en permettant à la dynamique profonde de jaillir. Le corps est lieu d’expérimentation de la conscience. Il a besoin de renourrissement là où il n’a pas reçu. La végétothérapie est une méthode élaborée dans le but d’aider à explorer les différentes dynamiques inconscientes de notre corps, à leurs permettre de s’exprimer. Faire fondre les tensions et rigidités corporelles en les reliant aux émotions qui les ont créées.

Les différents massages Biodynamiques s’attachent à écouter le corps dans sa capacité d’autorégulation au travers des fonctions psychopéristaltiques (fonction élargie des intestins qui digèrent les émotions, le stress…)

Cette connaissance de soi-même, par l’écoute de son corps, permet de faire réapparaître le « noyau vivant » qui est en nous, pour lui permettre de se libérer des restrictions. Alors notre personnalité première, non névrotique, se découvre et peut enfin s’exprimer et se développer.

C’est en ce sens que la Psychologie Biodynamique est un véritable potentialisateur des énergies et de la créativité retrouvée, une ouverture à la vie pleine de promesses et de sérénité.

Rythme des séance :

La régularité est d’une séance par semaine ou d’une séance par quinzaine. Le nombre des interventions est fonction des problématiques.

(1) Entre Psyché et Soma – Gerda Boyesen – bibliothèque scientifique

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Eclairage de François Lewin concernant le Deep draining https://psychologie-biodynamique.com/eclairage-de-francois-lewin-concernant-le-deep-draining/ https://psychologie-biodynamique.com/eclairage-de-francois-lewin-concernant-le-deep-draining/#respond Wed, 28 Sep 2022 17:44:43 +0000 https://test.psychologie-biodynamique.com/?p=610881

Eclairage de François Lewin concernant le Deep draining

Le Deep Draining a été une des bases principales de tout le travail de Gerda Boyesen et de ses découvertes.

En effet, il est tellement actif, qu’il a permis à Gerda de constater l’efficacité de son travail thérapeutique, et d’étudier les processus de ses patients.

Le deep draining n’est pas violent mais profond. Il respecte tout autant le résistance du patient que les autres massages biodynamiques, mais par son action de changement psycho-postural, il permet d’éliminer les attitudes sclérosées du caractère.

De plus nous savons combien le corps est porteur de conscience, d’esprit, et combien il est un véhicule de la psyché. Libérer le corps, retrouver le fil de l’essentiel, dissoudre ses carapaces ou remplir ses vides, permet un chemin d’évolution à la fois spirituel, physique et psychique.

Vu cette profonde efficacité, il nécessite une sensibilité, une compréhension du
processus, et une connaissance anatomique détaillée, qui ne sont pas là en début de formation. C’est pourquoi il est enseigné à travers une spécialisation.

Je suis à chaque fois étonné de la puissance d’action de ce travail corporel, qui
ramène souplesse, joie de vivre, clarté et inspiration au patient.

François Lewin

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Les émotions, un jardin à cultiver https://psychologie-biodynamique.com/les-emotions-un-jardin-a-cultiver/ https://psychologie-biodynamique.com/les-emotions-un-jardin-a-cultiver/#respond Wed, 28 Sep 2022 17:41:03 +0000 https://test.psychologie-biodynamique.com/?p=610873

Les émotions, un jardin à cultiver

La plupart des philosophies, des psychologies et des religions se sont posé la question de la gestion des émotions. Celles-ci sont à la fois redoutées et recherchées. Rivières qui irriguent et vivifient tout notre être, elles nous submergent parfois de manière dramatique. Elles sont pourtant le socle de nos expériences psychiques. Etre amoureux ou écouter une musique serait bien pauvre sans émotions.

Vivre ses émotions comme un témoin qui se régale des aventures qui lui arrivent mais ne s’y identifie pas, et savoir les « digérer », nous permet de choisir nos couleurs émotionnelles et de nous en nourrir comme on cultive un jardin plein de couleurs.

 

Le coût de la répression

L’émotion est une interface instantanée avec le monde, qui permet de s’adapter pour gérer les circonstances. C’est une réponse spontanée aux affects, qu’ils soient agréables ou agressants. Son intensité peut dépasser tout contrôle volontaire. C’est pourquoi la pédagogie, la religion ou la politique ont souvent choisi de condamner ces expressions de vie. Nous aurons donc culturellement tendance à diminuer leurs manifestations. Beaucoup de personnes ont une courbe émotionnelle plate ou restreinte.

Mais la répression des émotions a un coût élevé pour l’organisme. Une émotion refoulée est un poison à long terme. Pour bloquer une émotion, on doit tout d’abord contracter ses muscles, surtout ceux de la respiration. La personne reste en inspir, bloque son ventre, la gorge est nouée, les muscles fléchisseurs et les mâchoires crispées. On voit très bien cela lorsqu’un enfant est grondé par un parent. Il déploie des efforts herculéens pour retenir ses sanglots, le corps raidi, la bouche tentant de rester fermée.

Si la répression est chronique, la personne deviendra coupée de ses émotions, mais au prix d’une perte de potentiel énorme (blocages respiratoires, viscéral et musculaire), et de symptômes secondaires importants. Pour exemple, le blocage du cœur dans la suractivité favorise l’infarctus, la colère réprimée l’ulcère, la répression de la tristesse l’arthrose. Psychologiquement ce n’est pas mieux : la non possibilité d’exprimer la colère pourra amener à une dépression, la tristesse refoulée fermera le cœur… En premier lieu l’anxiété va se faire sentir. Car si l’énergie émotionnelle qui vient des viscères (comme le dit clairement « sortir ses tripes »), reste bloquée sous le diaphragme, une boule désagréable va apparaître au plexus, sans forme, ni solution. C’est l’angoisse : une pression mal définie émotionnellement.

 

Les réponses spécifiques aux émotions

A l’inverse, quand l’énergie monte jusqu’à la poitrine et le cœur, elle prend une forme émotionnelle plus consciente qui appellera une réaction particulière. Après cette forte expression et les actions adéquates qu’elle entraîne, viendra une sensation de libération et d’apaisement satisfait. Chaque émotion a son importance et amène un comportement et des réactions spécifiques.

– La peur nous signale que nous sommes en danger et nous protège : celui qui ne respecte pas sa peur prend des risques. Elle demande des limites et du contenant. Naturellement, on tient fermement un enfant qui a peur.

– La tristesse appelle le contact et la tendresse. Elle nettoie les blessures et ouvre le cœur. Elle appelle l’empathie. Il ne faut pas la confondre avec les pleurs sans fin de désespoir, qui épuisent le corps sans résolution.

– La colère décuple les forces pour pousser les obstacles. Elle demande de l’expansion. Face à une personne en colère, on a tendance à se reculer. La compréhension, la reconnaissance, la réduisent magiquement.

– La rage correspond à une période plus infantile. Elle vient lorsque les besoins fondamentaux ne sont pas remplis. Elle a besoin de contact et de pouvoir rejeter en même temps. L’asthme en est une traduction somatique. Comme le bébé refuse la nourriture qui vient trop tard, la rage peut détruire ce qui est très précieux.

– La joie est l’émotion royale du cœur. Elle veut se partager et aime les grands mouvements : sauter de joie. Interdire aux enfants de bouger, que ce soit directement ou en les mettant devant l’ordinateur, diminue leur capacité à la ressentir.

Pour le bébé, puis pour l’enfant, ce sont les adultes qui permettent de contenir les émotions en lui donnant les réponses adaptées décrites ci-dessus. Si ce contenant n’est pas là, les émotions n’auront pas de fluidité, oscillant de l’étouffement à l’explosion. Trop d’émotion n’est pas bon pour le corps non plus.

 

La catharsis émotionnelle

Beaucoup de thérapies, déjà avec Freud, et surtout dans les années 60, ont cherché la catharsis. Le patient est invité à se remémorer des expériences difficiles enfouies et à épancher sa rage et ses larmes. Exprimer la frustration et la colère est quelque chose qui stimule beaucoup l’énergie vitale, donnant sur le moment une sensation de soulagement et de force. Mais ces expressions répétées se sont avérées non satisfaisantes. La personne a tendance à rester dans une rage réactive, amenant à une situation de désespoir. Il est alors apparut l’importance de retrouver des émotions de satisfaction et de bonheur, plutôt que de revivre le drame. L’expression émotionnelle n’apparait plus comme un but mais une étape aléatoire sur le chemin des retrouvailles avec soi-même.

 

La digestion émotionnelle par le corps

La Psychologie Biodynamique a apporté une autre dimension fondamentale à la gestion de l’émotion : la connaissance et les outils pour accompagner la digestion de l’émotion par le corps. L’émotion doit être suivie de psycho-péristaltisme : une fonction particulière des intestins qui se traduit par des petits bruits du ventre qui apparaissent dès que l’on se relâche. Le langage populaire qui dit « je n’ai pas digéré ce qu’il m’a dit » montre que la blessure reste active si elle n’est pas « digérée ». Il est bon, après que la puissance émotionnelle ait activé les courants énergétiques, que cette intégration se fasse au niveau physiologique. En Biodynamique, nous savons que l’émotion va éveiller une sensation vitale exceptionnelle, et notre travail est de retrouver, à travers elle, une circulation énergétique, une intégration des informations émergeant du fond de l’être, afin de reconnecter l’âme, et laisser s’installer le bien-être.

 

Vivre ses émotions tel un témoin émerveillé

Une clé pour contenir nos émotions, est de s’en dés-identifier. D’en devenir le témoin les relativise et les régule, comme nous laissons des enfants jouer tout en empêchant les excès ou les dangers. Nous passons de « Je suis triste » à « la tristesse me traverse». Nous pouvons alors savourer les émotions comme on regarde une tempête, avec la conscience de ce mystère de la vie. Explorer la tristesse, la joie ou la peur, savourer l’expérience inattendue et non contrôlée est d’ailleurs souvent ce que nous cherchons dans un bon film. Vivre ses émotions comme un témoin qui se régale des aventures qui lui arrivent mais ne s’y identifie pas, et savoir les « digérer », nous permet de choisir nos couleurs émotionnelles et de nous en nourrir comme on cultive un jardin plein de couleurs. On savoure ainsi la vie.

 

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